Jeunes et Socialistes

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Une réforme au Lycée ?! Ou ça ?!

On sait aujourd’hui quels sont les problèmes au Lycée. Mais que fait le gouvernement pour changer ? Rien !

Alors qu’il s’agit de trouver une solution pour réduire la suprématie de la filières scientifique, de faire tomber le mythe qui entretient l’élitisme au lycée, de mettre un terme a cette orientation ridicule, d’augmenter les aides individuelles et pas seulement au lycée mais au collège et enfin de stopper se redoublement que tous savent inutile… la puissance publique décide la réduction des moyens !

Lorsque N.S. est intransigeant dans ces discours dénonçant la hiérarchie des filières, l’orientation laborieuse, l’élitisme… on est aux anges. Enfin il a compris. Enfin un réforme…. Et puis le constat vient. Pas de courage. Pas d’audace. Seulement de la déception. Une once d’ironie dans les paroles de nos amis de l’UNL : « on a gagné… ils abandonnent une partie des coupes budgétaires. » Une partie seulement….

Alors aujourd’hui, posons les vraies questions. Celles qui sont primordiales : Que va devenir la filière économique et sociale ? Quand cessera t on de dévaloriser les techniques et les littéraires ? Qu’en advient-il de l’aide individuelle demandée par tous ? Quand mettrons-nous les moyens de nos ambitions ? En somme, quand cesserons-nous l’hypocrisie !?

 

Copenhague 2009

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Le bilan de Kyoto est médiocre voire mauvais. Les émissions de gaz à effet de serre ont progressées de 38% depuis 1990 alors que l’on souhaité une stagnation ou une diminution. Bien que nous ayons els solutions, bien que nous sachions quoi faire, les gouvernants ne font rien. Pourtant, pour éviter le pire, il faudrait cantonner la hausse de la température moyenne sous les 2°c soit une diminution de moitié de nos émissions de GES (gaz à effet de serre) d’ici 2050 par rapport à l’année 1990.

Il s’agit aujourd’hui de limiter au maximum les dégâts. Nous devons penser à nous adapter au changement climatique, diminuer drastiquement notre consommation énergétique, stocker nos émissions de CO2…. Mais pour tout cela, faudrait-il augmenter sensiblement nos investissements dans la recherche. Les techniques sont acquises, il faut simplement les simplifier, les optimiser, les rendre moins polluante à la fabrication et à la mise en place….

Le problème ici, n’est plus technique, mais politique. Les dynamiques sociopolitiques en cours ne permettent pas un accord international accepté par tous. Car dans une situation de concurrence féroce entre les divers pays ou régions, personnes ne veut lâcher le morceau de peur de perdre du temps sur les autres.

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Pour, le GIEC (groupement intergouvernemental des experts climatiques), l’AIE (agence internationale de l’énergie) ne sont pas sans nous alerter. Tout deux donne une solution des plus simples dans un premier temps. Il faut faire chuter notre consommation d’énergie et ainsi faire progresser notre intensité énergétique, soit la consommation énergétique par unité de richesse produite.

Ainsi, l’AIE annonce dans son rapport sur les 80% de baisse des émissions de GES que nous devront atteindre d’ici 2050 par rapport à 1990 dans les pays développer, plus de la moitié de celles-ci devront se faire via les économies d’énergies. Le nucléaire apparait ici comme une solution à court terme indispensable bien que réservée aux pays pouvant assurer la sécurité du nucléaire civil.

L’accord politique devra suivre. Nécessairement, le politique est au centre de la lutte contre le changement climatique. Les problèmes de cet accord sont qu’il y a une grande inégalité dans l’effort à produire, que les acteurs politique des pays en voie de développement ne veulent pas que l’on touche à leurs possibilités de développement, que les lobbies du pétrole ne souhaitent pour l’instant pas d’accord dégradant leurs échanges…. Enfin, le fait que les résultats dépendent du long terme n’incite pas les élus des démocraties occidentales aux mandats court à s’engager dans cette voie sinueuse est couteuse.

A Copenhague, ça coince. Les divergences entre les Etats Unis et l’Europe se font sentir comme celles entre pays développé, pays en développement et pays les moins avancés. Le problème principal réside dans la répartition de l’effort entre les différents acteurs de la scène politique mondiale.

Ne tient qu’aux citoyens de se faire entendre ! Ne tiens qu’à nous, socialistes, de faire entendre la voix d’un modèle social et écologique dont nous avons les clé mais pas les moyens d’applications !

La peur

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La peur est aujourd’hui un fait de société. La peur se répand comme jamais au sein de chacun de nous. Elle englobe nos relations à notre environnement, notre travail, nos relations personnelles. Cette peur est un fait de société aussi car c’est un acte de idéologique, un acte de gouvernement.

La peur est définissable dans un premier temps à son opposition vis-à-vis de l’angoisse comme le montre Heidegger. Elle s’y oppose car l’objet de la peur est la plupart du temps connu du sujet tandis que l’angoisse apparait comme étant de nature imprévisible. La peur se caractérise aussi non pas comme la frayeur dans un instantané, mais dans une appréhension de l’avenir, dans une peur de ce qui va ou pourrait nous arriver. Lorsque notre entreprise nous licencie, nous n’avons pas peur de ce licenciement en tant que tel mais de ce qui va advenir de notre emploi, de nos revenus, de notre famille.

La peur vient du terme pavor d’où découle pavere « être frappé d’épouvante », pavire « battre la terre pour l’aplanir » et paver « niveler la terre ». Ainsi, la peur est une action qui rend indifférent, qui nous aplanit, nous nivèle, nous inhibe dans nos réactions physiques comme intellectuelles. La peur, « à la différence de l’angoisse prive de pensée » selon Catherine Malabou, philosophe française contemporaine.

La peur se décompose en quatre catégories. Il y a ainsi la peur de la perte, celle d’un proche, d’un bien, d’une condition de vie…, l’abandon, la peur de la solitude, de l’oubli…, la mutilation, l’accident, la blessure, la torture… et enfin l’humiliation, le dénie de soi, l’abaissement…. Ces quatre facettes de la peur sont liable à la peur qui les rassemble, celle de la mort, qui regroupe ces quatre peurs. Ces peurs sont toutes en contact avec l’idée de relation. Elles touchent toutes à notre « vivre avec ».

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Cela nous amène aux nouvelles peur que la société industrielle comme postindustrielle nous impose. Ces peurs ont pour objet la santé avec les virus mondiaux, la technologie avec le nucléaire, les nanotechnologies… mais aussi l’environnement, le travail, le stress…. La peur devient une façon de gouverner, de garder les privilèges, de passer outre la doctrine des Lumières. Cette doctrine que Kant nous a apporté qui voulait que les êtres mineurs, les gouvernés deviennent majeurs et sortent de la tutelle des classes gouvernantes pour se gouverner soi même. En fait, l’on revient sur l’idée que le peuple est souverain. On refuse que chacun décide par soi même et pour cela on intronise la société de la peur, de la soumission à ceux qui nous assurent sécurité matérielle et physique au détriment de la sécurité intellectuelle, de la sécurité par la liberté.

Hegel put ainsi parler des esclaves comme de ceux qui vivent sous le régime de la peur, ceux qui préfèrent vivre soumis que libre. La peur est ici inscrite comme la démarcation des régimes totalitaires vis-à-vis de la démocratie. Mais aujourd’hui, plus grand-chose ne démarque ces deux régimes, entre totalitarisme avoué et démocratie de la peur, la frontière est mince.

Cependant, la peur à ces vertus. Elle permet de combattre ce qui nous semble mauvais, ce qui nous fait peur, on pourrait en fait, rechercher et traquer les raisons de cette peur. On pourrait l’utiliser pour chasser l’extrémisme politique, dont on a peur. On pourrait l’utiliser pour chasser le gâchis productiviste pour lutter contre le changement climatique. On pourrait rendre notre organisation politique démocratique, de peur de perdre nos valeurs….

Parodie Hitler

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