Jeunes et Socialistes

Archives de la catégorie ‘Politique internationale’

Images et cris d’une expulsion ordinaire vers Dakar

Juin 2010, vol Paris-Dakar. Des policiers trainent un expulsé dans l’avion. Il se débat, est entravé. Un passager filme avec son téléphone portable.

Oui à la Turquie

Mon propos aujourd’hui se porte sur la Turquie. Elle est candidate à l’adhésion à l’UE et est un pays très influent au Moyen Orient, en Asie Mineur et sur une bonne partie de l’Europe.

Au-delà des débats sur l’Europe géographique, ethnique, culturelle – débat un peu inutile car il n’y a en aucun point un continent, et encore moins ici, unis culturellement parlant – ou autre, je vais me lancer dans celui de l’avenir de la Turquie en Europe.                                                                                              

 Tout d’abord, sans ambiguïté aucune, ce propos sera celui d’un grand oui à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.  Oui parce que l’Europe à besoin de s’ouvrir, de naître sur les plans militaires et politiques, d’occuper la place qu’elle s’est donner, celle d’une institution pacificatrice. Je ne suis pas là pour encenser l’Europe comme elle existe. Sur le plan des politiques économiques c’est une catastrophes, sur le plan démocratique aussi, mais l’entrée de la Turquie doit se faire en parallèle d’une transformation profonde de l’Union. Je pourrai y revenir dans un autre article.

La Turquie se présente face à l’Europe comme l’un des trois seuls pays au monde laïc – avec la France et le Portugal (sachant que le mot laïcité n’existe pas dans la langue anglaise et allemande par exemple), elle est cependant musulmane de tradition et de culture. La Turquie est démocratique bien que le problème Kurde et Chypriote perdure. Enfin, elle a copié nos institutions et est ainsi compatible avec l’UE et ces membres.

L’ouverture des négociations avec ce pays marque une approche différente par rapport aux USA du monde musulman. Il s’agit en effet, et pour la première fois, d’accepter un pays musulman dans le concert des nations occidentales. Ce serait un message incroyablement bon que l’Europe enverrait aux musulmans du monde entier. De plus, la Turquie possède un parti majoritaire, l’AKP, fait de musulmans modérés, éclairés, ayant revu en partie leurs points de vue vis-à-vis de la condition féminine et  de la démocratie. Ce serait un penchant historique en faveur d’une interprétation moins dur et plus avenante de l’Islam que celui qui défie le monde occidental actuellement. Sur ce point, avant que les ultras tolérants me tombent dessus, réfléchissez donc a votre conception de la vie en communauté, de l’approche des libertés, et comparez les aux extrémistes musulmans, juifs ou même bouddhistes, cathos….

Cette ouverture et dont l’adhésion de la Turquie obligerait celle-ci à pacifier son rapport avec les Kurdes, à leurs donner de l’autonomie ou une réelle place dans la société Turcs. Celle-ci serait aussi plus enclin a démilitariser le Nord de Chypre et ainsi à faire tomber la pression avec la Grèce et le onde hellénique. Automatiquement, l’adhésion de la Turquie entrainerait une baisse des tensions au Moyen Orient qui aurait, si l’Europe émerge politiquement, a affronter diplomatiquement non pas la seule Turquie mais les services diplomatiques de 28 Etats. C’est aussi à long terme un possible rapprochement avec le monde perse, la Syrie, le Liban et l’Asie Mineure, au cœur de l’actualité.

C’est pour ces raisons que l’adhésion de la Turquie serait importante. Sans compter la question économique et le rapprochement avec les sources d’énergies d’Asie, de Sibérie et du Moyen Orient, cet élargissement est une aubaine.

C’est assez dur de donner toutes les raisons et de les développer profondément dans un billet sans endormir tout le monde. Je vous renvoi donc au livre de Michel Rocard, « Oui à la Turquie ».

Cordialement,                                                                                                                                                                                                         Alexandre

Gaza: le PS condamne le raid et demande une réunion du conseil de sécurité de l’Onu.

Lors du point presse hebdomadaire Benoît Hamon a exprimé «l’émotion du PS et sa condamnation à l’action inacceptable et très choquante d’Israël contre la flottille humanitaire» dont «l’existence est la conséquence du blocage de Gaza».


«Nous sommes confrontés à une crise internationale», a dit Benoît Hamon qui a demandé «des réponses sous la forme d’une réunion immédiate du Conseil de sécurité des Nations unies : d’abord pour éviter l’embrasement» et «faire baisser la tension», et «ensuite pour espérer que les Etats-Unis, cette fois-ci, s’associent à une condamnation solennelle de l’opération» qui «oblige le gouvernement israélien à bouger».
Déplorant «l’usage de la force par Israël (qui) s’est conclu par un bain de sang», le porte-parole du PS a souligné la «nécessité d’une réponse internationale rapide qui (…) associe les Etats-Unis» afin de «faire évoluer» les positions du gouvernement israélien.
«Tant que le blocage de Gaza sera considéré comme un principe fondamental de toute action d’Israël, ce sera très compliqué de faire évoluer de manière positive la situation au Proche-», a conclu Benoît Hamon.

Pour un respect immédiat des droits de l’homme et du droit international par Israël.

Rappel des faits : dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée israélienne a attaqué sauvagement la Flottille pour Gaza. Selon diverses sources, il y aurait plus de 10 morts et des dizaines de blessés parmi les 700 militants internationaux qui entendaient débarquer 10 000 tonnes d’aides à Gaza, soumise à un blocus.

Communiqué de presse
Le Mouvement des Jeunes Socialistes condamne avec la plus grande fermeté la énième bavure de l‘armée israélienne. Cette intervention de Tsahal est d’autant plus scandaleuse, que les bateaux attaqués visaient à amener du matériel médical et des matériaux de construction à la population de Gaza qui vit dans une véritable prison à ciel ouvert depuis la guerre de l’été 2006.

Le blocus imposé de force à la bande de Gaza après avoir détruits les principales infrastructures et de nombreuses habitations ne fait que renforcer une situation humanitaire désastreuse qui, in fine, ne fera qu’attiser la haine entre les deux peuples, tout particulièrement chez la jeune génération.

Les différents rapports sur la situation à Gaza, sur les agissements de Tsahal et les évènements de cette nuit démontrent à quel point la communauté internationale dispose de tous les éléments pour évaluer la situation de la région. Il est temps pour la communauté internationale de faire preuve d’intransigeance.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes appelle nos responsables politiques nationaux et européen à mettre fin aux tergiversions. La France et l’Union Européenne doivent se donner les moyens nécessaires pour exiger d’Israël un respect immédiat des règles élémentaires du droit international et des droits de l’homme, condition nécessaire et indispensable à la reprise du processus de paix.

Jonathan Debauve
Mouvement des Jeunes Socialistes

«Le banquier voyou», la vidéo du PSE en faveur de la taxation sur les transactions financières

Le 24 avril, le Parti socialiste européen organise une journée d’action en faveur d’une taxe de 0,05% sur les transactions financières. A cette occasion, le PSE a produit une petite vidéo pour rappeller le principe de justice sous-tendu par cette taxe.

«Appliquée à tous les produits financiers, une taxe mondiale sur les transactions financières ne
s’élevant qu’à 0,05% pourrait générer quelque €500 milliards par an, dont quelque €200 milliards rien que sur le territoire européen… Cette somme représente un montant plus important que tout le budget de l’Union européenne!
», expliquent les socialistes européens.

Education pour tous

Les afghans aux premiéres loges des dérapages de la droite

Le parti socialiste condamne fermement les propos de M. Thierry Mariani, député UMP, justifiant l’expulsion des ressortissants afghans au nom de la lutte contre les talibans. Un élu de la République ne peut jouer avec les malheurs de tout un peuple pour justifier les misérables actions de son gouvernement. Les expulsions d’Afghans sont pour les socialistes, et pour beaucoup de Français, une honte.

La fuite des Afghans de leur pays est le résultat direct de la guerre en Afghanistan. Pour certains, il s’agit de préserver ce qu’il leur reste, à savoir leur intégrité physique, puisqu’ils n’ont plus rien là-bas. Pour ceux-là, qui ont choisi la France, M. Mariani devrait aussi avoir de l’estime.

Il en va de l’honneur d’une démocratie, et de la République française plus que toute autre, de protéger les citoyens de pays en guerre, conformément au droit international et en cohérence avec ce qui fonde l’identité de la France.

La lâcheté et le cynisme sont désormais la marque de fabrique d’un pouvoir qui n’hésite plus à faire des thèses les plus dures d’une partie de l’extrême droite son bréviaire gouvernemental. Expulsions des Afghans, clichés sur les jeunes musulmans, débat sur la burqa, confusion volontaire entre identité nationale et questions d’immigration sont autant de signes d’une inquiétante dérive.

Les Français ne tomberont pas dans le piège qui leur est tendu : pour éviter d’avoir à répondre de son bilan catastrophique, le gouvernement est prêt à tourner le dos aux valeurs qui fondent notre pacte républicain : la défense intransigeante des droits de l’homme.

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