Jeunes et Socialistes

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60 ans de la mort de Léon Blum: l’hommage du PS

Il y a aujourd’hui soixante ans Léon Blum nous quittait. Dans un communiqué Martine Aubry a rendu hommage à la mémoire de celui qui «par ses combats, par son action, par ses idées, reste plus que jamais présent».

La première secrétaire du PS a notamment mis en exergue cette citation: «On est socialiste à partir du moment où l’on se refuse à accepter la figuration actuelle des faits économiques comme nécessaire et éternelle, à partir du moment où l’on a cessé de dire : bah ! c’est l’ordre des choses, il en a toujours été ainsi et nous n’y changerions rien. A partir du moment où l’on a senti que ce soit-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité, de solidarité qui vit en nous.»

Un républicain

Elle souligne également que «Léon Blum ne fut pas seulement une des plus grandes figures du socialisme français. Chacun de ses engagements a été constitutif de notre conscience républicaine».

Sa mort, le 30 mars 1950, a plongé la France dans la tristesse : retrouver le média sur www.ina.fr

Léon Blum fut de tous le combats de son époque, rappelle Martine Aubry: «il  a été l’homme de la réhabilitation de Dreyfus, et du refus du Bolchevisme.Il fut aussi et surtout l’homme du front populaire et des grandes conquêtes sociales de 1936, qui ont mis la France sur la voie du progrès social pour tous. Conscience morale, il s’est opposé à Vichy lors du fameux procès de Riom et après la guerre, en avril 48 à Stresa, il a jeté les bases de l’ambition européenne.»

Le 4 juin 1981, un des premiers gestes de Pierre Mauroy, premier ministre de François Mitterrand, fut d’aller déposer une gerbe sur la tombe de Léon Blum, au cimetière de Jouy-en-Josas.

L’Histoire n’est pas une option

Dans le projet de réforme des lycées, le Ministre de l’Education Nationale prévoit de rendre optionnel en terminale l’enseignement de l’Histoire Géographie pour les filières scientifiques.

L’UMP se gargarise de déclarations sur l’identité nationale. Dans le même temps, elle s’apprête à priver la moitié des bacheliers généraux de cours qui leur donnent les clefs indispensables pour appréhender notre histoire collective.

Aimer la France, c’est accepter de regarder son histoire en face. Et pour cela, il faut la connaître.
Cette décision confirme que le débat sur l’identité nationale ne correspond à aucune volonté sincère d’approfondir la connaissance des principes au fondement de notre identité collective. Cette décision confirme que le débat sur l’identité nationale est une manipulation politique qui a pour principal objectif de lancer une polémique douteuse amalgamant le sujet de l’identité et l’immigration.

Dans une période trouble où les faits historiques sont régulièrement remis en cause par les obscurantistes de tous bords, le gouvernement néglige l’importance de l’histoire, discipline indispensable pour donner à chacun les moyens de comprendre le monde. L’école doit donner à tous et le plus longtemps possible la chance de se pencher et de s’interroger sur le passé.

Le lycée est, bien entendu, une voie d’accès à l’enseignement supérieur, la première marche concrète d’un projet professionnel et il faut permettre une spécialisation de qualité en fin de cycle. Mais cet objectif ne doit pas être poursuivi au détriment de la mission républicaine de l’Ecole de la maternelle aux études supérieures : former des citoyens éclairés, disposant de toutes les clefs d’analyse de notre monde contemporain.

Le Parti socialiste demande que l’enseignement obligatoire de l’histoire soit maintenu jusqu’à la fin du lycée. 52% des bacheliers sont en série scientifique, les priver d’une matière aussi essentielle est irresponsable et dangereux.

Quand la Savoie rejoignit la France

La Savoie, province du Royaume de Piémont Sardaigne, duché des rois d’Italie, fut annexée avec le comté de Nice par la France en 1860. Cette annexion, dernière grande conquête métropolitaine de la France avec le rattachement de l’Alsace est pourtant bien méconnue de tous. Nous allons donc y remédier.

Suite aux guerres napoléoniennes du début du XIXème siècle, la Savoie est rattachée au Royaume de Piémont Sardaigne 22 ans après la première annexion par la France du duché alpins en 1789. L’Europe est alors en recomposition. On reforme les États démantelés par Napoléon. L’Italie est à nouveau divisée en 8 grands États dont le Piémont en est le plus puissant, surtout avec le rattachement de Nice est de Chambéry, cité des rois italiens.

Carte Piémont

Suite a se retour vers le Piémont, Intellectuels, bourgeois et militaires savoyards manifestent une grande animosité vis-à-vis de Turin et des italiens. Ce mouvement protestant contre le retour au découpe pré napoléonien n’est pas un épiphénomène savoyard mais bel est bien une fronde des élites européennes subissant le déplacement des frontières.

A partir de 1831, Charles Albert, roi de Piémont Sardaigne entame de nombreuses réformes libérales dans le Royaume. Les provinces francophones, Nice et la Savoie connaissent une forte rénovation et modernisation de leurs appareils administratifs et militaires. Le Roi espère faire prospérer le Royaume afin de pouvoir imposer l’unification aux États italiens. La guerre éclate en 1948 avec l’Autriche qui occupe la Lombardie et la Vénétie. C’est un échec de peu. Charles Albert est déchu, remplacé par Victor Emanuel II.

Suite à cet échec, un accord est signé avec la France dés 1858 pour aider l’Italie et le Piémont à vaincre l’Autriche pour obtenir la Lombardie et la Vénétie. Cet accord stipule entre autre le rattachement des parties francophones du Piémont à la France, soit la Savoie et Nice.

En avril 1859, Napoléon envoi 100 000 hommes en direction de la Lombardie et du Milanais pour vaincre l’Autriche. Celle-ci est battue en partie. La bataille de Solferino est extrêmement sanglante et la Croix Rouge est crée. Florence, Parme, les États pontificaux et Modène se rallient et se rattachent au Piémont. L’armistice est rapidement signé suite à d’énormes pertes dans tous les camps.

Bataille solferino

La Suisse craignant l’emprise de la France sur les Alpes refuse cependant l’annexion de la Savoie à la France. Les helvètes ne sont pas les seuls. Anglais, prusses, espagnoles sont des plus retissent à l’extension territoriale française, puissance dominante alors en Europe. Napoléon III accède alors dans un premier temps à la requête suisse d’obtenir le Faucigny et le Chablais, deux provinces de Savoie, pour assurer leur sécurité.

L’Italie centrale et le Piémont s’unifient par référendum. Napoléon III refuse à la veille du référendum savoyard le ralliement du Faucigny et du Chablais à la Suisse. Les Savoyards votent à plus de 99,8% l’annexion. Ce référendum truqué permet la création des départements des hautes alpes avec Nice comme préfecture et celui du Mont Blanc avec comme préfecture la cité des ducs.

Voilà la petite histoire de l’annexion de la Savoie….

Carte Savoie

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