Jeunes et Socialistes

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Chômage. Il faut réagir vite

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A continue d’augmenter en octobre : +52400. Ce chiffre, qui constitue une augmentation deux fois supérieure à celle de septembre, est en très forte augmentation par rapport aux mois précédents : +21 600 en septembre, +18100 en août. Sur un an, cela constitue une hausse de 25% du nombre de demandeurs d’emploi.

Ce chiffre montre que la France est loin d’être sur la voie de la sortie de crise comme le prétend le gouvernement. Avec une variation du PIB de +0,3% au second trimestre, il n’est pas étonnant que le chômage explose.

Ces chiffres sont, en plus, sous-estimés, car de nombreux chômeurs renoncent à chercher du travail face à la conjoncture. Les radiations pour défaut d’actualisation représentent 42,2% des sorties de Pôle emploi, en hausse de 23,4% octobre rapport à octobre 2008.

Il faut également rappeler que les salariés victimes d’un licenciement économique bénéficiant d’un contrat de transition professionnelle ou d’une convention de reclassement personnalisée n’apparaissent pas dans ces chiffres puisqu’ils sont étrangement considérés comme « stagiaires de la formation professionnelle ».

Il est temps d’agir avec un plan de relance digne de ce nom qui permette de relancer la consommation, d’aider véritablement les PME victimes de l’étranglement du crédit et de soutenir les collectivités locales dans leurs efforts.

Pour les chômeurs, il faut prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire ; étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et de porter la durée d’indemnisation à deux ans ; et augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions.

Il serait temps que le gouvernement tienne compte de l’échec de sa politique en matière d’emploi. Il est indispensable qu’il apporte, enfin, un véritable soutien à l’emploi, à la reconversion et aux revenus des chômeurs.

La peur

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La peur est aujourd’hui un fait de société. La peur se répand comme jamais au sein de chacun de nous. Elle englobe nos relations à notre environnement, notre travail, nos relations personnelles. Cette peur est un fait de société aussi car c’est un acte de idéologique, un acte de gouvernement.

La peur est définissable dans un premier temps à son opposition vis-à-vis de l’angoisse comme le montre Heidegger. Elle s’y oppose car l’objet de la peur est la plupart du temps connu du sujet tandis que l’angoisse apparait comme étant de nature imprévisible. La peur se caractérise aussi non pas comme la frayeur dans un instantané, mais dans une appréhension de l’avenir, dans une peur de ce qui va ou pourrait nous arriver. Lorsque notre entreprise nous licencie, nous n’avons pas peur de ce licenciement en tant que tel mais de ce qui va advenir de notre emploi, de nos revenus, de notre famille.

La peur vient du terme pavor d’où découle pavere « être frappé d’épouvante », pavire « battre la terre pour l’aplanir » et paver « niveler la terre ». Ainsi, la peur est une action qui rend indifférent, qui nous aplanit, nous nivèle, nous inhibe dans nos réactions physiques comme intellectuelles. La peur, « à la différence de l’angoisse prive de pensée » selon Catherine Malabou, philosophe française contemporaine.

La peur se décompose en quatre catégories. Il y a ainsi la peur de la perte, celle d’un proche, d’un bien, d’une condition de vie…, l’abandon, la peur de la solitude, de l’oubli…, la mutilation, l’accident, la blessure, la torture… et enfin l’humiliation, le dénie de soi, l’abaissement…. Ces quatre facettes de la peur sont liable à la peur qui les rassemble, celle de la mort, qui regroupe ces quatre peurs. Ces peurs sont toutes en contact avec l’idée de relation. Elles touchent toutes à notre « vivre avec ».

peur

Cela nous amène aux nouvelles peur que la société industrielle comme postindustrielle nous impose. Ces peurs ont pour objet la santé avec les virus mondiaux, la technologie avec le nucléaire, les nanotechnologies… mais aussi l’environnement, le travail, le stress…. La peur devient une façon de gouverner, de garder les privilèges, de passer outre la doctrine des Lumières. Cette doctrine que Kant nous a apporté qui voulait que les êtres mineurs, les gouvernés deviennent majeurs et sortent de la tutelle des classes gouvernantes pour se gouverner soi même. En fait, l’on revient sur l’idée que le peuple est souverain. On refuse que chacun décide par soi même et pour cela on intronise la société de la peur, de la soumission à ceux qui nous assurent sécurité matérielle et physique au détriment de la sécurité intellectuelle, de la sécurité par la liberté.

Hegel put ainsi parler des esclaves comme de ceux qui vivent sous le régime de la peur, ceux qui préfèrent vivre soumis que libre. La peur est ici inscrite comme la démarcation des régimes totalitaires vis-à-vis de la démocratie. Mais aujourd’hui, plus grand-chose ne démarque ces deux régimes, entre totalitarisme avoué et démocratie de la peur, la frontière est mince.

Cependant, la peur à ces vertus. Elle permet de combattre ce qui nous semble mauvais, ce qui nous fait peur, on pourrait en fait, rechercher et traquer les raisons de cette peur. On pourrait l’utiliser pour chasser l’extrémisme politique, dont on a peur. On pourrait l’utiliser pour chasser le gâchis productiviste pour lutter contre le changement climatique. On pourrait rendre notre organisation politique démocratique, de peur de perdre nos valeurs….

Parodie Hitler

Des inégalités partout, notamment dans la mort

Le monde vieillit rapidement. C’est une bonne nouvelle pour nombres d’habitants des pays en développement qui voit leurs conditions de vie s’améliorer.

Cependant, cela veut aussi dire que les pays comme la Chine, ou le taux de natalité est en chute libre, vont devoir rapidement trouver des solutions pour faire en sortes que leurs « vieux » vivent dignement leur retraite.

De plus, la mort frappe des Hommes qui sont abandonnés par les pays du Nord. 2 millions de personnes meurent chaque année de la diarrhée, maladie à 100% curable pour une somme modique de 30 centimes par malades selon l’ONU.

En chiffre, cela fait encore plus peur :

  • La mortalité infantile et maternelle est 10 fois supérieur dans les Pays les Moins Avancés que dans les Pays industrialisés et Développés.
  • L’espérance de vie y est deux fois moins longue
  • Les décès due au Sida 20 fois supérieur.

Première pour la gauche au pays du manga. Petit rappel d’un fait passé inaperçu.

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Le 16 septembre dernier, l’investiture au poste de premier ministre de Hatoyama Yakio, du parti démocrate japonais marqua la fin de la domination sans merci du parti libéral. C’est une grande première sur l’archipel. Libérale depuis des décennies, porté dans les années 70 et 80 par un modèle libéral en plein essor et ne laissant personne sur le carreau, ou presque, le Japon s’enorgueillit d’être devenu la seconde puissance économique mondiale.

C’était sans compter sur la crise immobilière et l’éclatement de la bulle spéculative qui toucha l’Asie dans els années 90. La crise d’une ampleur rare mis à bas le modèle de redistribution des richesses via les entreprises de la mouvance toyotisme et jeta dans les rues des milliers de japonais. Avec un taux de croissance plongeant sous les -10% fin 2008, les libéraux et leurs politiques de dérégulation économique ne tinrent pas face aux démocrates qui annoncèrent une volonté de rendre le lycée gratuit, de donnée des allocations familiales, de redistribuer massivement les richesses. La précarité salariale de certains tokyoïtes campant dans les parcs de la capitale émut les japonais qui mirent en aout, les démocrates au pouvoir, désavouant profondément les libéraux.

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Dehors les bureaucrates !

Lors des législatives, ce qui marqua le scrutin fut le nombre de nouvelles têtes en politiques, leurs jeunesses et la présence massive de femme. Les démocrates ont joué la carte du renouvellement de la junte politique. Un exemple à suivre. Sur les seize membres du gouvernement, quatorze n’ont jamais eu de porte feuille ministériel. C’est la fin de la bureaucratie omnipotente et omniprésente pour un retour à la souveraineté du peuple.

La nouvelle équipe gouvernementale se donne aussi pour but de redonner confiance dans les fonctionnaires et l’Etat. La première mesure phare du gouvernement et la reprise politique du budget qui ne sera plus dirigé par les bureaucrates des finances mais par un gouvernement politisé. C’est la fin des coupes absurdes imposé par le ministère des finances aux autres secteurs.

La bureaucratie bat aussi de l’aile aux affaires étrangères. Pour la première fois, le pays ne s’alignera plus sure les Etats Unis et se tournera plus volontiers sur ces voisins proches en Asie. Le Japon à ainsi décidé de s’aligné sur les objectifs européens en ce qui concerne l’écologie avec la promesse de réduire de 25% ces émissions de gaz à effets de serre d’ici 2020.

Et pour parachever ce début de tournant, les démocrates décident de renationaliser… La Poste !

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