Jeunes et Socialistes

Archives de octobre, 2009

La peur

wallpaper_shining

La peur est aujourd’hui un fait de société. La peur se répand comme jamais au sein de chacun de nous. Elle englobe nos relations à notre environnement, notre travail, nos relations personnelles. Cette peur est un fait de société aussi car c’est un acte de idéologique, un acte de gouvernement.

La peur est définissable dans un premier temps à son opposition vis-à-vis de l’angoisse comme le montre Heidegger. Elle s’y oppose car l’objet de la peur est la plupart du temps connu du sujet tandis que l’angoisse apparait comme étant de nature imprévisible. La peur se caractérise aussi non pas comme la frayeur dans un instantané, mais dans une appréhension de l’avenir, dans une peur de ce qui va ou pourrait nous arriver. Lorsque notre entreprise nous licencie, nous n’avons pas peur de ce licenciement en tant que tel mais de ce qui va advenir de notre emploi, de nos revenus, de notre famille.

La peur vient du terme pavor d’où découle pavere « être frappé d’épouvante », pavire « battre la terre pour l’aplanir » et paver « niveler la terre ». Ainsi, la peur est une action qui rend indifférent, qui nous aplanit, nous nivèle, nous inhibe dans nos réactions physiques comme intellectuelles. La peur, « à la différence de l’angoisse prive de pensée » selon Catherine Malabou, philosophe française contemporaine.

La peur se décompose en quatre catégories. Il y a ainsi la peur de la perte, celle d’un proche, d’un bien, d’une condition de vie…, l’abandon, la peur de la solitude, de l’oubli…, la mutilation, l’accident, la blessure, la torture… et enfin l’humiliation, le dénie de soi, l’abaissement…. Ces quatre facettes de la peur sont liable à la peur qui les rassemble, celle de la mort, qui regroupe ces quatre peurs. Ces peurs sont toutes en contact avec l’idée de relation. Elles touchent toutes à notre « vivre avec ».

peur

Cela nous amène aux nouvelles peur que la société industrielle comme postindustrielle nous impose. Ces peurs ont pour objet la santé avec les virus mondiaux, la technologie avec le nucléaire, les nanotechnologies… mais aussi l’environnement, le travail, le stress…. La peur devient une façon de gouverner, de garder les privilèges, de passer outre la doctrine des Lumières. Cette doctrine que Kant nous a apporté qui voulait que les êtres mineurs, les gouvernés deviennent majeurs et sortent de la tutelle des classes gouvernantes pour se gouverner soi même. En fait, l’on revient sur l’idée que le peuple est souverain. On refuse que chacun décide par soi même et pour cela on intronise la société de la peur, de la soumission à ceux qui nous assurent sécurité matérielle et physique au détriment de la sécurité intellectuelle, de la sécurité par la liberté.

Hegel put ainsi parler des esclaves comme de ceux qui vivent sous le régime de la peur, ceux qui préfèrent vivre soumis que libre. La peur est ici inscrite comme la démarcation des régimes totalitaires vis-à-vis de la démocratie. Mais aujourd’hui, plus grand-chose ne démarque ces deux régimes, entre totalitarisme avoué et démocratie de la peur, la frontière est mince.

Cependant, la peur à ces vertus. Elle permet de combattre ce qui nous semble mauvais, ce qui nous fait peur, on pourrait en fait, rechercher et traquer les raisons de cette peur. On pourrait l’utiliser pour chasser l’extrémisme politique, dont on a peur. On pourrait l’utiliser pour chasser le gâchis productiviste pour lutter contre le changement climatique. On pourrait rendre notre organisation politique démocratique, de peur de perdre nos valeurs….

Parodie Hitler

Publicités

NICOLAS SARKOZY ET SA DOUCHE FARAMINEUSE

Article tiré du blog veilleur.blog.lemonde.fr

041-Paris_-_Grand_Palais

Un rapport de la Cour des comptes remis au Sénat et révélé par Mediapart, fustige les 171 millions d’euros dépensés par la France pour sa présidence de l’Union dans le second semestre 2008, l’une des plus coûteuses de l’histoire. Sous le titre “la folie des grandeurs”, Mediapart a également publié une lettre au ton très critique envoyée par le président Philippe Séguin le 9 octobre au Sénat. (Voir dépêche Reuters ).

Dans ce rapport, la Cours’interroge particulièrement sur le sommet voulu par Nicolas Sarkozy pour lancer son projet d’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008, au Grand Palais, à Paris. C’est le symbole des dépenses “hors normes” : il aura coûté… 16,6 millions d’euros !

Mathilde Mathieu, dans un second article sur Mediapart, souligne : “A cette manifestation, la Cour des comptes a jugé bon de consacrer 5 pages dans son rapport. «Par son ampleur, le caractère irrégulier des procédures suivies, et son impact massif pour les finances publiques, ce sommet constituera une forme de record». Rien que le dîner servi le 13 juillet au soir” à 43 chefs d’Etat a coûté plus d’un million d’euros !

Et lorsqu’on lit le rapport dans le détail, les sommes dépensées sont affolantes : 400.464 euros de mobilier, écrans plats inclus, 194.977 euros pour des jardinières et 91.456 euros de moquette. L’installation, le nettoyage et le démontage auront, eux, coûté 4.383.614 euros. “Le Grand Palais avait été entièrement aménagé pour l’occasion, dans une certaine précipitation (…) 500 techniciens avaient été mobilisés, des jours entiers – dont 300 de nuit”. “Compte tenu des délais très courts de montage et démontage, le chantier devait être opérationnel 24 heures sur 24″, rappelle la Cour des comptes.

douche1.1256639867.JPG

Last but not least, la douche présidentielle ! Une douche (photo ci-dessus) avait été installée à l’attention de Nicolas Sarkozy : « Luxueuse et dernier cri, elle possédait une radio, des fonctions «jets» variées (…) Elle n’aurait jamais servi. » Coût : 245.572 d’euros…

Article tiré du blog veilleur.blog.lemonde.fr

L’École ne se monnaye pas

Le Parti Socialiste exprime sa totale opposition à la proposition du Recteur de l’académie de Créteil concernant la mise en place d’une cagnotte pour récompenser l’assiduité des élèves, dans trois lycées professionnels.

Notre Ecole est au service des jeunes. Elle a vocation à les accompagner, à être vecteur d’une transmission des savoirs de qualité, à leur donner les armes et les connaissances nécessaire à leur autonomie et à leur épanouissement. Cette démarche est tout simplement contraire aux principes de l’Ecole de la République. A l’heure où nous devons redonner confiance en l’École, redonner l’envie d’apprendre et réaffirmer que l’École est une chance et en aucun cas une contrainte, cette mesure nous semble dangereuse. L’École ne se monnaye pas.

ecoles_en_danger

Dans une société où les valeurs de justice sociale, de solidarité, sont, chaque jour, mises à mal, où l’individualisme le plus primaire gagne chaque jour du terrain dans l’univers de notre jeunesse, le Parti socialiste entend tout mettre en œuvre pour préserver les enfants et les jeunes d’un cadre de vie et d’apprentissage dont le cœur seront les valeurs marchandes.

Une fois de plus, on prétend, très maladroitement, s’occuper des effets – l’absentéisme des élèves- alors que l’urgence est à une refonte en profondeur de notre système éducatif : les structures des établissements et leur place dans la cité et dans la société de la connaissance, les rythmes scolaires -la journée, la semaine, les vacances-, les nouvelles pédagogies en donnant toute sa place à l’élève dans les processus d’apprentissage, le développement des savoirs informels, les missions et la formation de tous les personnels chargés d’éducation…

Communiqué de Bruno JULLIARD, Secrétaire national à l’Éducation

Des inégalités partout, notamment dans la mort

Le monde vieillit rapidement. C’est une bonne nouvelle pour nombres d’habitants des pays en développement qui voit leurs conditions de vie s’améliorer.

Cependant, cela veut aussi dire que les pays comme la Chine, ou le taux de natalité est en chute libre, vont devoir rapidement trouver des solutions pour faire en sortes que leurs « vieux » vivent dignement leur retraite.

De plus, la mort frappe des Hommes qui sont abandonnés par les pays du Nord. 2 millions de personnes meurent chaque année de la diarrhée, maladie à 100% curable pour une somme modique de 30 centimes par malades selon l’ONU.

En chiffre, cela fait encore plus peur :

  • La mortalité infantile et maternelle est 10 fois supérieur dans les Pays les Moins Avancés que dans les Pays industrialisés et Développés.
  • L’espérance de vie y est deux fois moins longue
  • Les décès due au Sida 20 fois supérieur.

La Chute de la République

1789, une poignée d’Hommes, députés, finalisent la rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Il y est écrit que dans les postes ne peuvent être distribué uniquement par mérite.

Mais que dire de ces fils à papa qui obtiennent sans rien faire non pas même de l’argent brut, mais un poste leur assurant aux grès autres, une place de privilégié pour de longues décennies dans la société. Olivier Marleix : fils d’Alain Marleix, conseiller technique de l’Elysée. Alexandre Balkany, directeur d’une filiale de Direct 8 François Guéant, Thomas Devedjian, Pierre et Pierre Bachelot et Pasqua…. Tous des fils de….

C’est là le retour des privilèges, la revanche du 9-2, la chute de la République.

Reforme des collectivités territoriales, le faux enjeu

La réforme portée par Nicolas Sarkozy depuis le début de son mandat est dans la continuité de la décentralisation étatique engagée sous Mitterrand dés 1982 et perpétuée jusqu’en 2004 et la loi Raffarin.  L’idée est de donner aux collectivités territoriales plus de compétences sur différents points de l’activité économique et sociale de l’Etat pour se rapprocher des réalités du terrain.

Decentra

1         Petit rappel

Les 26 Régions françaises outre mers comprises gèrent certaines petites compétences dans le développement économique du territoire, les lycées et l’organisation du transport sur un échelon régional.

Les départements quant à eux sont en charge de l’aide et l’action sociale via notamment le RMI et maintenant le RSA, mais aussi de l’éducation secondaire via la construction t le fonctionnement des collèges.

La commune et l’intercommunalité s’occupent des écoles, des transports urbains de personnes,  des services de l’habitat, de l’hygiène et de la santé communaux. Elles sont en charge de l’activité culturelle et sportive de leur territoire.

Cependant, il ne faut pas se cacher que l’Etat garde aujourd’hui un rôle ineffaçable au niveau local et que les collectivités ont bien peut de marge de manœuvre contrairement a ce que l’Etat veut faire croire. C’est notamment lui qui légifère pour l’ensemble du territoire et qui manie le porte feuille et les dotations générales des collectivités territoriales.

Cette réforme est en réalité une relecture de l’architecture institutionnelle du pays pour la rendre plus lisible et moins hiérarchique. Cela permettrait selon N.S. de diminuer les dépenses et d’améliorer l’efficacité de notre appareil d’Etat. Nous allons voir dans quelles mesures N.S. cache en réalité la volonté de diminuer les postes de l’opposition et non pas de diminuer les dépenses.

2         Un projet de Balladur

La première victoire et déjà, le recul de Sarko vis-à-vis de la suppression des départements, qui n’était pas la solution. Il est indispensable de garder un échelon type départemental car il est le garant d’une action sociale locale et non à grande échelle, ce qui constituerait une erreur.

N.S. veut cependant supprimer 3000 postes dans les départements et conseils régionaux pour les remplacer, pas au sens numéraire, par des élus territoriaux des 2014. Cela permettra la diminution des élus de ces deux échelons pour faire des économies. Cependant, il faut aussi comprendre la mauvaise position que cela donnera aux élus.

On sait aujourd’hui, il suffit de demander aux élus eux-mêmes comme à leurs cabinets que les élus régionaux et départementaux sont surchargés. Supprimés la moitié d’entre eux signifie diminuer lourdement leurs possibilités d’actions. Ensuite, on ne comprend pas pourquoi on ne s’attaque pas plutôt aux élus communaux, de loin les plus nombreux et les plus couteux. Il existe en France 36000 communes dont 95% d’entre elles ont moins de 5 000 habitants. Pourquoi ne pas créer de réelles intercommunalités au lieu de s’attaquer aux départements et aux régions, bastions des élus socialistes, verts et communistes, opposant au régime ?

3         Purge politique

purge politique

Voilà la solution à l’énigme. L’Etat ne s’attaque pas à la réduction du nombre d’élu ou des dépenses, mais à la réduction des élus d’opposition. La droite sait que là où la gauche est forte s’est dans les régions, les départements et les grandes villes. Alors pour les faire chuter, deux solutions. Diminuer numerairement leur nombre et les surchargé de travail. Moins nombreux et débordés, les élus de gauche seront petit à petit remplacés par les amis du pouvoir, des individus de la société civile, le retour des notables en politique, le retour en force des privilèges dans la société.

De plus, pour limiter l’impacte des communes socialistes, l’Etat à décidé de détruire la taxe professionnelle, 45% des recettes communales et intercommunales sans remplacé se vide. On ne peut voire ici qu’une manipulation de la géographie économique en faveur des oppositions locales qui pourront tanner les équipes actuelles de laxisme économiques et pourront prendre aisément leur place comme ils procèdent la plupart du temps dans les communes ou l’Etat met un garrot sur les recettes publiques.

Résultats du vote contre la privatisation de la poste : en Savoie.

Vote populaireHier se sont 14745 savoyards qui ont votés pour ou contre le changement de statut de La Poste. Le résultat est de 1442 contre, 224 pour et 79 blanc ou nul. Par se résultat les savoyards qui se sont exprimés ont montrés leurs désaccords avec la politique néolibérale du gouvernement qui tend à privatiser l’ensemble des services publiques. Ce gouvernement que les français ne croient plus lorsqu’il dit que le changement de statut de La Poste ne conduira pas à sa privatisation. Et l’on ne peut pas lui faire confiance car GDF et France Télécom eux aussi ne devaient pas être privatisés. C’est donc avec enthousiasme que nous attendons les résultats nationaux de demain en espérant que le gouvernement entende le message et organise un réel référendum.

Détaille des résultats en Savoie :

Chambéry : 4319 votants, 4219 contre, 80 pour, 19 blanc ou nul

Alberville : 1804 votants, 1773 contre, 27 pour, 4 blanc

Aix-les-Bains : 774 votants, 722 contre, 18 pour, 34 blanc

Bourg-Saint-Maurice : 340 votants, 340 contre

Moûtiers : 512 votants, 505 contre, 7 pour

Montmélian : 471 votants, 465 contre, 3 pour, 3 blanc

Saint-Jean-de-Maurienne : 565 votants, 560 contre, 5 pour

Nuage de Tags