Jeunes et Socialistes

Archives de novembre, 2009

Sarkozy et l’hopital psychiatrique

Chômage. Il faut réagir vite

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A continue d’augmenter en octobre : +52400. Ce chiffre, qui constitue une augmentation deux fois supérieure à celle de septembre, est en très forte augmentation par rapport aux mois précédents : +21 600 en septembre, +18100 en août. Sur un an, cela constitue une hausse de 25% du nombre de demandeurs d’emploi.

Ce chiffre montre que la France est loin d’être sur la voie de la sortie de crise comme le prétend le gouvernement. Avec une variation du PIB de +0,3% au second trimestre, il n’est pas étonnant que le chômage explose.

Ces chiffres sont, en plus, sous-estimés, car de nombreux chômeurs renoncent à chercher du travail face à la conjoncture. Les radiations pour défaut d’actualisation représentent 42,2% des sorties de Pôle emploi, en hausse de 23,4% octobre rapport à octobre 2008.

Il faut également rappeler que les salariés victimes d’un licenciement économique bénéficiant d’un contrat de transition professionnelle ou d’une convention de reclassement personnalisée n’apparaissent pas dans ces chiffres puisqu’ils sont étrangement considérés comme « stagiaires de la formation professionnelle ».

Il est temps d’agir avec un plan de relance digne de ce nom qui permette de relancer la consommation, d’aider véritablement les PME victimes de l’étranglement du crédit et de soutenir les collectivités locales dans leurs efforts.

Pour les chômeurs, il faut prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire ; étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et de porter la durée d’indemnisation à deux ans ; et augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions.

Il serait temps que le gouvernement tienne compte de l’échec de sa politique en matière d’emploi. Il est indispensable qu’il apporte, enfin, un véritable soutien à l’emploi, à la reconversion et aux revenus des chômeurs.

Immigration et situation des sans-papiers

Depuis six semaines, plusieurs milliers de travailleurs sans-papiers sont en grève dans de nombreuses entreprises et chantiers de notre pays. La détresse et l’exploitation de femmes et d’hommes qui travaillent souvent depuis longtemps en France sont inacceptables. Nicolas Sarkozy et la droite, en charge de la politique d’immigration depuis 7 ans, sont responsables du pourrissement de cette situation. Les promesses de Xavier Darcos de durcir les sanctions à l’égard des employeurs ne servent qu’à occulter qu’un arsenal juridique existe déjà et qu’une poignée seulement d’employeurs ont été inquiétés l’an dernier. De même que le placement d’enfants en rétention et les démembrements ou expulsions de familles dont les enfants sont scolarisés, le traitement indigne de ces travailleurs étrangers place cette politique migratoire sous le signe de l’injustice, du désordre et de l’inefficacité.

C’est pourquoi le Parti Socialiste demande pour les travailleurs sans-papiers, comme pour les familles dont les enfants sont scolarisés une large régularisation sur la base d’une procédure assouplie et simplifiée, s’appliquant à tous de manière égale sur le territoire national, selon des critères clairs et transparents, prenant en compte notamment les liens de travail, la scolarisation des enfants, une durée significative de présence, une intégration effective.

La France est riche des apports d’hommes et de femmes de toutes origines qui tout au long de son histoire ont contribué à son essor économique, à sa culture et à son rayonnement. Les Français le savent et souhaitent poursuivre dans cette voie. Ils nous le disent à chaque étape du Tour de France du projet du Parti socialiste. Pourtant, la droite s’acharne à mener une politique inhumaine et dégradante, par exemple lorsqu’elle porte gravement atteinte au droit d’asile en renvoyant avec les autorités britanniques 3 jeunes Afghans à Kaboul, lorsqu’elle s’associe aux autorités italiennes pour confier à la Libye le traitement de la demande d’asile et ou qu’elle invente les mariages gris.

Le monde du XXIe siècle connaît de nouvelles migrations. Leurs rythmes, leurs parcours, leurs motivations se sont diversifiés et les plus grands mouvements migratoires sont et seront des migrations de pays du Sud vers d’autres pays du Sud. C’est en prenant en compte cette nouvelle donne que les socialistes veulent promouvoir une politique d’immigration régulée, ambitieuse pour la France, fidèle à ses valeurs humanistes et équilibrée.

La France a besoin d’une politique d’immigration claire

C’est pourquoi l’immigration en France doit être organisée dans un cadre légal aussi stable que possible. À l’ère de la mondialisation, les migrations constituent un défi économique, social et culturel, tant pour les pays d’émigration que pour les pays d’accueil. Pour relever ce défi, la France, en concertation avec ses partenaires européens, doit bâtir une politique d’immigration sur trois piliers.

Premier pilier, des règles claires et justes : l’immigration doit, plus que jamais, être régie par le droit, par un droit lisible et stable tant pour assurer que les étrangers présents dans notre pays respectent les lois de la République que pour garantir leurs droits, notamment au regard des conventions internationales signées par la France. Nicolas Sarkozy a fait montre d’une hyperactivité législative qui s’est avérée aussi inutile que démagogique. Depuis 2002, la droite a modifié à plusieurs reprises la loi relative à l’entrée et au séjour des étrangers votée en 1998 : elle a supprimé la clause de régularisation après 10 ans de présence sur le territoire national. Ce processus permanent et progressif qui évitait les régularisations massives et qu’avait instauré le gouvernement Jospin devra être rétabli.De même, la politique du chiffre empêche les préfets d’agir selon une règle constante. Au lieu de créer du désordre en jetant des immigrés dans l’illégalité, les pouvoirs publics doivent concentrer leurs efforts sur la stabilité et la clarté des règles, et sur la rénovation des administrations de l’immigration (préfectures et consulats) pour leur permettre un traitement continu et équitable des dossiers des étrangers. Nous devons réaffirmer les droits et devoirs des migrants – en particulier le droit inaliénable à vivre en famille – alléger le traitement administratif et améliorer la sécurité juridique des étrangers.

Nous condamnons l’indigne directive européenne « Retour » qui autorise, sans procès, la privation de liberté d’une personne sans papier jusqu’à 18 mois contrairement à tous les engagements de l’Union européenne en matière de droits de l’Homme. Il faut supprimer le « délit de solidarité » et soutenir les citoyens et les associations qui se mobilisent pour apporter leur aide aux migrants dans la défense de leurs droits fondamentaux, y compris dans les centres de rétention administrative (CRA). Enfin, les réseaux d’immigration illégale – passeurs, patrons voyous, marchands de sommeil, et plus généralement tous ceux qui exploitent les migrants illégaux – doivent être combattus jusqu’à leur démantèlement, comme toute forme de trafic et de corruption dans la délivrance de visas. La France doit aussi sanctuariser le droit d’asile et le statut de réfugié, tels que définis depuis la Convention de Genève, mettre en oeuvre la Directive « protection temporaire » de 2001 jamais appliquée et contribuer à élaborer de nouvelles formes de protections internationales, par exemple vis-à-vis des déplacés environnementaux.

Second pilier, l’accueil républicain : nous devons sans relâche concrétiser la promesse républicaine de la France qui accueille, intègre et émancipe de nouveaux citoyens. C’est pourquoi nous réaffirmons notre attachement au droit du sol. Notre système d’intégration culturelle est l’un des meilleurs au monde, mais l’intégration socio-économique ne fonctionne pas bien et doit être améliorée. Un véritable accueil, comportant un suivi et un soutien effectif des étrangers en situation régulière, doit créer un lien plus étroit entre le migrant et la France. La maîtrise de la langue française et l’accès à la formation, notamment pour les femmes, sont des priorités. Les conditions de vie des étrangers sont trop souvent mauvaises: le logement insalubre, la ségrégation urbaine et scolaire, l’exploitation des travailleurs migrants, les discriminations doivent être dénoncés et combattus avec fermeté. C’est pourquoi l’État doit assumer pleinement ses responsabilités : il doit soutenir, associer aux décisions publiques et s’engager dans la durée auprès des territoires et collectivités qui accueillent souvent seuls et sans moyens les populations immigrées. À l’inverse, opposer l’immigration à l’identité nationale comme le fait la droite est un facteur de stigmatisation démagogique et dangereuse des étrangers, de leurs familles, comme de français issus de l’immigration.

Troisième pilier, le partenariat : A l’opposé de la rhétorique dégradante de « l’immigration choisie ou subie », le Parti socialiste défend un partenariat équitable et respectueux entre pays d’accueil et pays d’émigration. Ce partenariat comme les politiques de codéveloppement doivent être menés dans un cadre européen. Au cours des prochaines décennies, l’immigration sera indispensable à la plupart des pays développés. Elle peut contribuer à préparer l’avenir dans les pays en développement. La réponse de long terme sera le développement des pays d’origine. Dès aujourd’hui, les jeunes doivent être aidés à construire leur avenir dans leur pays. Au-delà du cadre multilatéral et européen auxquels nous sommes attachés, nous devons affirmer que la France forme avec les pays du Maghreb et de l’Afrique un espace de dialogue et d’échanges privilégié. C’est pourquoi, la France doit remplir ses engagements en matière d’aide publique au développement, qui a diminué de moitié depuis 2006. Elle doit développer des systèmes de micro-finance, d’appui aux projets portés par les migrants eux-mêmes et par leurs associations, pour permettre leur réinstallation autant que l’émergence d’une société civile forte et d’une vie démocratique viable. Au lieu de fixer des quotas d’immigration rigides et bureaucratiques, l’État doit assouplir le recrutement des étrangers dans les secteurs qui en ont besoin.

A l’opposé du pillage des cerveaux, la coopération universitaire, la possibilité d’aller et venir des étudiants et des travailleurs (visas circulaires), les échanges culturels et techniques peuvent être facilités. Le cadre de ce partenariat doit être tracé par des conventions internationales, prenant en compte équitablement l’intérêt des pays d’origine, des migrants et des pays d’accueil, qu’il s’agisse du développement économique, de la coopération dans la lutte contre les réseaux mafieux et de la solidarité internationale.

Iran: ces condamnations extrêmement lourdes sont inadmissibles

Selon la chaîne publique de la République islamique d’Iran, cinq personnes ont été condamnées à mort et 81 autres, dont Abdullah Momeni, porte-parole des étudiants réformateurs, à des peines allant jusqu’à 15 ans de prison. Ils ont été accusés par la justice d’être impliqués dans les protestations qui ont suivi la réélection controversée de M. Ahmadinejad à la présidence de la république.

Ces condamnations extrêmement lourdes sont inadmissibles. Elles ont été prononcées au terme de procès à huis clos et sans la moindre transparence. Elles concernent des opposants politiques qui ont été eux-mêmes les victimes de la répression exercée par les forces de l’ordre et les miliciens islamiques, sans qu’il y ait la moindre sanction contre les responsables de cette violence. Le Parti socialiste, attaché à défendre les droits et les libertés des citoyens, en France comme partout dans le monde, condamne fermement ces sentences injustes. Il exprime ses vives inquiétudes face à la fuite en avant du régime iranien qui persiste dans la répression des opinions contestataires en Iran.

Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

Une réforme au Lycée ?! Ou ça ?!

On sait aujourd’hui quels sont les problèmes au Lycée. Mais que fait le gouvernement pour changer ? Rien !

Alors qu’il s’agit de trouver une solution pour réduire la suprématie de la filières scientifique, de faire tomber le mythe qui entretient l’élitisme au lycée, de mettre un terme a cette orientation ridicule, d’augmenter les aides individuelles et pas seulement au lycée mais au collège et enfin de stopper se redoublement que tous savent inutile… la puissance publique décide la réduction des moyens !

Lorsque N.S. est intransigeant dans ces discours dénonçant la hiérarchie des filières, l’orientation laborieuse, l’élitisme… on est aux anges. Enfin il a compris. Enfin un réforme…. Et puis le constat vient. Pas de courage. Pas d’audace. Seulement de la déception. Une once d’ironie dans les paroles de nos amis de l’UNL : « on a gagné… ils abandonnent une partie des coupes budgétaires. » Une partie seulement….

Alors aujourd’hui, posons les vraies questions. Celles qui sont primordiales : Que va devenir la filière économique et sociale ? Quand cessera t on de dévaloriser les techniques et les littéraires ? Qu’en advient-il de l’aide individuelle demandée par tous ? Quand mettrons-nous les moyens de nos ambitions ? En somme, quand cesserons-nous l’hypocrisie !?

 

Quand la Savoie rejoignit la France

La Savoie, province du Royaume de Piémont Sardaigne, duché des rois d’Italie, fut annexée avec le comté de Nice par la France en 1860. Cette annexion, dernière grande conquête métropolitaine de la France avec le rattachement de l’Alsace est pourtant bien méconnue de tous. Nous allons donc y remédier.

Suite aux guerres napoléoniennes du début du XIXème siècle, la Savoie est rattachée au Royaume de Piémont Sardaigne 22 ans après la première annexion par la France du duché alpins en 1789. L’Europe est alors en recomposition. On reforme les États démantelés par Napoléon. L’Italie est à nouveau divisée en 8 grands États dont le Piémont en est le plus puissant, surtout avec le rattachement de Nice est de Chambéry, cité des rois italiens.

Carte Piémont

Suite a se retour vers le Piémont, Intellectuels, bourgeois et militaires savoyards manifestent une grande animosité vis-à-vis de Turin et des italiens. Ce mouvement protestant contre le retour au découpe pré napoléonien n’est pas un épiphénomène savoyard mais bel est bien une fronde des élites européennes subissant le déplacement des frontières.

A partir de 1831, Charles Albert, roi de Piémont Sardaigne entame de nombreuses réformes libérales dans le Royaume. Les provinces francophones, Nice et la Savoie connaissent une forte rénovation et modernisation de leurs appareils administratifs et militaires. Le Roi espère faire prospérer le Royaume afin de pouvoir imposer l’unification aux États italiens. La guerre éclate en 1948 avec l’Autriche qui occupe la Lombardie et la Vénétie. C’est un échec de peu. Charles Albert est déchu, remplacé par Victor Emanuel II.

Suite à cet échec, un accord est signé avec la France dés 1858 pour aider l’Italie et le Piémont à vaincre l’Autriche pour obtenir la Lombardie et la Vénétie. Cet accord stipule entre autre le rattachement des parties francophones du Piémont à la France, soit la Savoie et Nice.

En avril 1859, Napoléon envoi 100 000 hommes en direction de la Lombardie et du Milanais pour vaincre l’Autriche. Celle-ci est battue en partie. La bataille de Solferino est extrêmement sanglante et la Croix Rouge est crée. Florence, Parme, les États pontificaux et Modène se rallient et se rattachent au Piémont. L’armistice est rapidement signé suite à d’énormes pertes dans tous les camps.

Bataille solferino

La Suisse craignant l’emprise de la France sur les Alpes refuse cependant l’annexion de la Savoie à la France. Les helvètes ne sont pas les seuls. Anglais, prusses, espagnoles sont des plus retissent à l’extension territoriale française, puissance dominante alors en Europe. Napoléon III accède alors dans un premier temps à la requête suisse d’obtenir le Faucigny et le Chablais, deux provinces de Savoie, pour assurer leur sécurité.

L’Italie centrale et le Piémont s’unifient par référendum. Napoléon III refuse à la veille du référendum savoyard le ralliement du Faucigny et du Chablais à la Suisse. Les Savoyards votent à plus de 99,8% l’annexion. Ce référendum truqué permet la création des départements des hautes alpes avec Nice comme préfecture et celui du Mont Blanc avec comme préfecture la cité des ducs.

Voilà la petite histoire de l’annexion de la Savoie….

Carte Savoie

Sarkozy était sur le terrain en 1998

Sarko coupe du monde

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