Jeunes et Socialistes

Dessine moi ton MJS

Dessine-moi ton MJS

Sommaire

Sommaire.

1       Notre démarche, notre méthode.

2       Des militants

2.1        Les dispositions du militant

3       De la fédération.

3.1        Du dynamisme fédérale.

3.2        Des thématiques fédérales

3.3        Former à communiquer

4       De l’échelon régional

4.1        Repartir, former, militer

4.2        Régional et interfédéral

4.3        Mode de scrutin.

5       Du national

5.1        Du Secrétariat National

5.2        Du Bureau National

5.2.1        La clé de voute de l’organisation.

5.2.2        Former et aider

6       Du Conseil National

7       De la Commission National d’Arbitrage.

8       Du Texte d’Orientation.

9       Des courants

10         Après propos

Chers amis, chers camarades, qu’avons-nous a perdre en changeant profondément notre organisation ? Qu’avons-nous a perdre en tentant l’improbable, en appliquant nos valeurs ? Aurions-nous peur du progrès ? De la démocratie ? Sachez que nous nous n’en avons pas peur. Seul ceux qui ont du reproche à se faire, seul les carriéristes ne veulent pas avoir à faire  au jugement de la volonté général et donc du changement. Rappelons-nous quant même que nous sommes les héritiers des partis progressistes, démocratiques et de la lutte contre les oligarques. Enlever aux socialistes le rêve de la démocratie, de la liberté et de l’égalité c’est enlever l’essence même du socialisme. Ne simplement pas vouloir appliquer le changement, une transformation en profondeur de nos pratiques, c’est jouer le jeu des conservateurs et de la droite unifiée. Ouvrez donc les yeux ! Il nous manque quelque chose d’essentiel dans ce que nous avons fait de nos idées. Il nous manque un idéal, une union des rêves et des pratiques. Il nous manque en quelques sortes ce qui fait de nous les jeunes socialistes.

1         Notre démarche, notre méthode

Pour nous comprendre, nous avons décidé de tous reprendre depuis le début. L’organisation que nous allons vous décrire est celle que nous souhaitons, est celle en laquelle nous croyons et pour laquelle nous voulons nous battre. Elle est sur de nombreux points, différente de celle que nous avons actuellement mais se bat pour une même victoire, celle du socialisme.

Par ce texte, il s’agit aussi de montrer nos valeurs dans la construction de l’organisation. Car personne n’est dupe, l’organisation de toute entité politique est l’émanation de valeur, de volonté plus ou moins affirmé. Il est donc indispensable pour nous, de changer notre organisation pour que justice, égalité et liberté soit de nouveau les valeurs que nous défendons et que nous appliquons.

Petite parenthèse qui est essentielle pour la compréhension de notre démarche. Dans ce qui va suivre, beaucoup de choses vont sortir du champ habituel de réflexion de notre organisation et de nos camarades. Il s’agit ici de dépasser ce champ des possibles restreints dans lequel nous sommes plongés de part notre éducation militante et notre société. Il est nécessaire de ne pas avoir d’horizon, de ne pas se cantonner à une vision dite « pragmatique ». En lisant ce qui suit, il faut imaginer, rêver, penser l’improbable, en bref, il faut aborder ce texte en ayant aucune prénotion sur le fonctionnement d’un parti ou d’une organisation politique. C’est une proposition qui dépasse la rénovation, c’est une proposition de construire une nouvelle utopie.

2         Des militants

Peuvent devenir militants, tout jeunes ayant entre 15 et 29 ans. Aucune discrimination ne peut être faite quant à la nationalité, le genre ou la religion du militant.

A contrario de l’organisation du Mouvement des Jeunes Socialistes actuelle, nous aspirons à un mouvement totalement ascendants ou les militants, en temps qu’individu, avec tout ce qu’ils ont à nous apporter, à nous faire gagner, seront à la base de notre organisation.  Les militants sont à la base non pas que dans leur militantisme, ils doivent l’être pour l’ensemble de l’organisation. Redonnons tout son sens à l’expression « militants de base ».

Il parait indispensable de créer une dynamique autour de cet aspect en impliquant au maximum les militants aux différents processus de décisions de notre organisation. Ainsi, les moyens techniques le permettant aisément aujourd’hui, les votes de l’ensemble des résolutions, des campagnes de tracts, d’affiches, de communication doivent être démocratisés. La démocratie libérale et représentative ayant des limites, et le MJS le montre bien assez, il nous faut adopter un maximum de mesure pour en venir à la démocratie directe au sein de notre organisation.

Nous entendons déjà, ceux qui vont dire : « mais le MJS est déjà représentatif, il est démocratique… » Et nous de répondre que non ! Le MJS est en aucun cas démocratique. Prenons la logique de la représentativité. Une fédération, de part son AF, est censé représenter ses militants. Faux ! A l’heure actuelle, seul le courant majoritaire de la fédération est représenté en CN. Les minoritaires ou non affiliés de chaque fédération n’ont individuellement pas de porte voix dans les instances nationales. La mise en place d’une démocratie directe dans les processus décisionnels, mettrai fin à ce simulacre de démocratie.

C’est là, sans faire la morale, l’application même de nos valeurs que le fait de rendre à nos militants le droit de décider eux même de leur avenir. L’émancipation de chacun de nous dans notre action quotidienne, dans notre militantisme, dans notre réflexion passe par cet acte nécessaire qui est celui de choisir et de porter ce dont il rêve, ce dont il est convaincu. Or, aujourd’hui, nombre de militants sont bloqués dans ce cheminement de part le mauvais jeu des prétentions personnelles qui ont pervertis les courants.

Avant de continuer, je pense qu’il est indispensable de dire que si sur ce passage quant aux militants et à la démocratie dans notre organisation, vous trouvez notre description impossible à réaliser ou  en dehors de vos propres valeurs, alors un premier gouffre apparait entre nous. Ces quatre paragraphes sur l’obligation de mettre les militants au centre de notre organisation en créant une démocratie directe mettant les courants et clivages personnels au second plan pour laisser place à l’intelligence de chacun des militants, ces quatre paragraphes, sachez le, sont pour nous, non pas une possibilité, mais une condition pour que notre Mouvement de jeunesse puisse rester « jeune ». Car la jeunesse ce n’est pas ce que nous voyons aujourd’hui avec ces magouilles politico-politiciennes, ce ne sont pas ces luttes de pouvoirs inutiles, la jeunesse c’est d’avoir un rêve et de s’y tenir jusqu’au bout. Etre  « jeune » n’est en aucun cas une question d’âge mais une mentalité. Comme on le dit souvent en Savoie, les jeunes, dont certains sont parmi nous, sont souvent déjà vieux à 20 ans.

2.1       Les dispositions du militant

  • Elit les collectifs fédéraux (n°3), les collectifs régionaux (n°4), le secrétariat du bureau national (n°5) tout trois sur des scrutins par listes à la proportionnelle pure. Vote la confiance de ces trois instances à mi mandat. Tous les scrutins sont faits à bulletins secrets.
  • Il approuve ou désapprouve le Texte d’Orientation (n°8) émanant de la synthèse des débats du Conseil National (n°6).
  • Il forme et gère les courants (n°9).
  • Il détermine les travaux fédéraux (n°3.1) et y participe.

3         De la fédération

Les militants forment sur un contenu territorial, une fédération. La fédération est le rassemblement de l’ensemble des jeunes socialistes d’un département, ce ne peut donc pas être la représentation d’un unique courant. On ne peut, si on est d’accord pour dire que chacun doit s’autodéterminer, raisonner en termes de courant dans les fédérations. Un courant, existe sur un plan national, mais ne doit pas diviser et faire régner les querelles internes au sein des fédérations et des CCR. Ainsi, la fédération, doit être repensée.

Une fédération existe lorsque cinq militants sont réunis. Le collectif fédéral n’est mis en place que lorsque la fédération compte plus de quinze militants. Le collectif fédéral est élu au suffrage universel direct à bulletins secrets par liste à la proportionnelle pure. Le mandat de l’équipe fédérale est de deux an est peu subir un vote de confiance à mis mandat lorsqu’un tiers des militants le demande.

3.1       Du dynamisme fédérale

Le dynamisme fédéral est un des points important sur lequel nous devons nous pencher. Tout d’abord, il s’agit de comprendre comment donner l’envie aux militants de s’inscrire dans une logique de proposition, d’initiative, de volontarisme dans une fédération.

Plusieurs visions sont à apporter. Tout d’abord, dans une petite fédération, le dynamisme dépend de plusieurs ressors : la cohésion du groupe dans un premier temps, le volontarisme des militants mais aussi et particulièrement, le soutien que ces militants, peu nombreux, peuvent ressentir vis-à-vis des camardes régionaux ou nationaux. Si la cohésion du groupe et le volontarisme des militants est au beau fixe, la fédération tournera d’elle même, sans passé par le biais des statut nationaux, c’est-à-dire, sans avoir recours au collectif fédéral, chose parfaitement inutile lorsque le nombre de militants n’excédent pas la quinzaine. Ici, l’appui du national et de l’échelon régional est cependant indispensable pour permettre à la fédération de se développer. Etant de petit gabarit, n’ayant pas les moyens de se former elle même, la fédération aura besoin de la présence de cadres nationaux ou régionaux venant aider les camarades locaux dans leur militantisme. C’est ici un problème de formation que nous soulignons. Car dans une petite fédération lycéenne, il n’est pas évident, ou il n’est pas inné de savoir recruter. Le national d’une part, doit prendre à bras le corps ce problème en déléguant un réel suivi de la fédération, plus présent comme support et appui humain et technique que comme suivi.  L’échelon régional d’autre part doit permettre aux camarades des petites fédérations de trouver un appui humain pour faire des actions coups de poings ou créer une dynamique autour de tractage massif, ciblé, de délocalisation de la fédération dans les coins reculés du département.

Dans une plus grande fédération, le dynamisme se fait différemment. Tout d’abord, les militants, plus nombreux, on tendance à se « cacher », à ne pas s’exprimer ou proposer. Il est donc indispensable de les mettre dans une situation de confiance vis-à-vis de la fédération et des autres camarades. C’est là le rôle des groupes et des commissions que de donner un ton plus convivial à l’organisation. Ainsi, le travail doit être privilégié en petit groupe et non en grandes AG interminables avec tour de table etc. Il faut mettre l’accent sur l’action prés de chez soi, sur le fait que chacun des militants peut demander de tracter, de differ, de boiter son immeuble sa résidence et qu’au moment de la demande, de manière spontanée, un membre du collectif fédéral dise « tiens, je peux t’aider ». C’est plus en terme de comportement, de présence plus qu’en terme d’institution que notre définition porte ici. Pour être plus institutionnalisant, il faut plus simplement rendre le collectif fédérale non pas comme un organe de courant, de décision mais comme un organe ou sont élus ceux qui sont à la disposition des militants, qui sont prés à passer du temps dans la formation, l’échange… le collectif fédéral est donc ici vu comme un support technique et formateur que comme l’instance qui donne des ordres.

Ajoutons à cela que le collectif fédéral n’a pas d’enjeu en soi au niveau du pouvoir. Il n’élit pas le CCR, ni le CCIF, il envoi des membres au Conseil National qui comme on le verra dans le point n°6, n’a dans notre description pas de fonction décisionnelle. Une fois le chat noir du pouvoir par le poste chassé, le collectif fédéral sera enfin une réelle instance au service du militant et donc du socialisme.

3.2         Des thématiques fédérales

Une fédération, comme dit au dessus, est un doublon entre ses militants, leurs histoires personnelles et collectives, leurs compétences et un territoire avec ses subtilités et là aussi ses compétences. Il s’agit par là de mettre en avant le fait que ce sont ces doublons de compétences ou d’intérêt qui va rendre possible de dynamiser un travail autour de cela. On comprendra aisément que ce n’est pas dans la Creuse qu’un travail se fera sur les problèmes liés à la sururbanisation des sols bien que la question peut y être débattue et des propositions émises. Seulement, il parait constructif de créer un cadre de travail fédéral, rassemblant les compétences territoriales et militantes pour contribuer au débat et projet national. C’est pour cela que contrairement à ce qui se passe aujourd’hui dans le Mouvement, nous croyons pleinement à une décentralisation totale des thématiques données aux membres du BN et du SN pour que celles-ci soient en fin de compte remise non pas à des personnes mais a des compétences fédérales.

Par ce biais de la décentralisation du travail national, nous redonnerons du dynamisme aux fédérations provinciales non métropolitaines mais surtout, nous donnerons les moyens à chaque militants de s’insérer dans une dynamique nationale de travail et de débat, où l’ensemble de nos camarades seront les acteurs à part entières du développement idéologique de notre Mouvement. De plus, cette décentralisation des compétences, permettrait de mettre un terme à tous les postes vitrines du BN. Soit on les supprime, soit ces postes de membres du Bureau National, chargé de ci ou de cela seraient transformées en poste de liaison entre les différentes strates de l’organisation, qui seraient en charge de faire remonter les travaux fédéraux et de les présenter aux débats lors des CN puis au vote des militants.

Ces travaux fédéraux seraient une manière d’organiser un fil rouge de fond pour les camarades de la fédération qui se tiendrait en parallèle des autres volontés collectives de cette même fédération. Ainsi, ce fond deviendrait une base formatrice et de débat au niveau régional. Les CCR se tenant successivement dans les fédérations de la région, l’ensemble des camarades seraient amenés à prendre part aux débats des autres fédérations lors de rencontre de travail sur les thèmes fédéraux. Les fédérations accueillantes pourraient alors assurer la formation sur leur thème de compétence et organiser un débat pour confronter le travail fait aux critiques comme aux approfondissements d’autres camarades.

Les thématiques fédérales sont des sortes de fils rouges que la fédération choisi de suivre. Ces thématiques sont déterminées par les militants en fonction du travail qu’ils veulent fournir. Elles sont débattues, travaillées, et proposées en résolution au national. Le national est lui en charge de par le Conseil National de les débattre de par le Bureau national d’en tirer les grandes lignes pour les inscrire dans le Texte d’orientation (n°9) selon ce qui se dit en Conseil National (n°6). Ainsi, le Bureau National se trouve sur ce point en charge de synthétiser les différents travaux fédéraux selon les conclusions des débats en Conseil National pour les transmettre à l’équipe en charge de rédiger le texte d’orientation.

Lors de la mise en place des travaux fédéraux, les fédérations sont chargées de transmettre les sujets au Bureau National qui est quant  à lui chargé de mettre en relation les fédérations travaillant sur des thématiques similaires ou proches pour favoriser l’échange entre les militants. Le membre du Bureau national chargé de mettre en relation les différentes fédérations sur des thèmes proches est en même temps chargés de suivre les travaux fédéraux dans leurs mise en place comme dans leurs avancés.

Les thématiques fédérales seront les supports des formations faites lors des rencontres interrégionales ou interfédérales. C’est là un point essentielle de l’émancipation des fédérations et donc des militants. Nous proposons que les fédérations et les militants s’auto forment entre eux lors des rencontre CCR/CCIF via les travaux fédéraux de chaque fédération. Ces formations seraient aussi le lieu ou les travaux fédéraux en place seraient remis en question via un débat et pourraient ainsi s’approfondir au gré des discussions entre camarades de la fédération d’accueil et régionaux.

Enfin, les militants des fédérations qui monteront en conseil national sont les dépositaires de ces travaux fédéraux. Ils vont au Conseil National dans l’optique de présenter ses travaux aux camarades et au Bureau National afin de créer et d’apporter sa pierre à la synthèse qui sera faite et au Texte d’Orientation qui en découlera. Se reporter au n°8. Les militants devront en CN représenter la pensée de la fédération en incorporant toutes les divergences que les militants entretiennent. Ces militants ne seront pas là pour étaler leur personne mais pour représenter un collectif. C’est là aussi l’essence même de ce que nous prônons, la foi en l’individu, l’émancipation personnelle, mais aussi et plus encore la foi en un collectif composé d’individualités.

3.3       Former à communiquer

Voilà une mission importante de la fédération. Il s’agit de communiquer, de fluidifier les échanges, d’établir une réelle cohésion des informations et surtout leur transmission à chaque militants et sympathisants. Pour cela, il faut former les cadres fédéraux. En effet, il s’agit que chacune est a sa disposition, toutes les informations utiles en temps utile.

Par exemple, et simplement, le courriel est un instrument essentiel mais aussi à manié utilement. Le courriel récapitulatif des AG et actions est indispensables, mais le courriel rappelant a chacun, individuellement, la veille des actions que le MJS agit est aussi indispensable. Sans harcèlement, il faut avant chaque action joindre le militant. Les moyens techniques permettent aujourd’hui d’envoyer à tous les membres de la fédération un courriel et un texto avant chaque action. Cela parait nécessaire lorsque l’on sait que la désertion militante se fait surtout sur un critère de non-information.

Au-delà du courriel et du texto, il s’agit aussi de faire du rappel hebdomadaire des militants. Une fédération bien organisée, dans la logique que nous avons décrite peut engager chacun de ces membres du collectif fédéral à rappeler dix militants par semaine pour savoir leurs dispositions mais aussi leurs attentes. Il s’agit aussi de retendre le lien social afin de prévenir tout malentendu, tout quiproquo, de rester en contact avec le militant. Tout cela permet une circulation rapide de l’information. C’est ainsi que l’on garde les militants, qu’on les implique mais aussi qu’on assure la démocratie au sein de l’organisation. Car la démocratie c’est aussi l’information et la lutte contre l’opacité de l’appareil.

4         De l’échelon régional

4.1       Repartir, former, militer

Le CCR deviendrait ainsi un organe de répartition et de suivi des travaux fédéraux. Le CCR se verrait confier la responsabilité d’aider les fédérations dans la mise en place des fils rouges ainsi que dans leur réalisation tout au long des mandats fédéraux. Il serait en quelques sortes le nouveau suivi de fédération mais uniquement en ce qui concerne le travail thématique dont la fédération est chargée. Le CCR organise ensuite les rencontres régionales sur les différents thèmes fédéraux ainsi qu’il serait chargé de faire parvenir les idées et propositions des camarades volontaires sur des sujets qui ne sont pas de la responsabilité de sa fédération.  Le CCR est donc pensé comme un organe formateur des militants, comme un organe de répartition du travail, mais aussi comme un organe de soutien aux fédérations dans le besoin.

En effet, le CCR serait aussi en charge, avec l’aide du national, de préparer et de mettre en place les plans d’aide aux fédérations en difficultés. Ces plans prendraient exemple sur ce qui est fait par l’UNEF avec un suivi de la fédération de manière hebdomadaire ou bihebdomadaire. La personne en charge de ce suivi, venant du CCR ou du national, sera présente le plus souvent possible dans la fédération pour trouver de nouveaux militants, aider la fédération dans son fonctionnement quotidien et enfin, s’assurer du redémarrage  de l’activité une fois celle-ci stabilisée. Une fédération dans une telle situation bénéficiera d’avantages sur les prix des cartes et du matériel afin de facilité la reprise d’activité.

4.2         Régional et interfédéral

Dans le même esprit, le CCR ne se cantonnerait pas seulement à l’aide et à la formation mais aussi a un militantisme régional se traduisant par des journées d’actions dans les différentes fédérations où seront rassemblé l’ensemble des militants de la région. Pour faciliter le développement de ces actions et formations interfédérales, il est aussi nécessaire de repenser le découpage territorial. Selon les régions, il faudrait penser à préconiser l’aménagement de CCIF, des Comités de Coordinations interfédéraux,  pour les grandes régions comme PACA, Rhône-Alpes ou la Bretagne. L’exemple le plus simple étant Rhône-Alpes ou trois zones géographiques existent : l’arc alpin avec les Savoies et l’Isère, le lyonnais élargi à la région stéphanoise, la Drome et l’Ardèche seraient quant à eux plus proches du nord de PACA que de Rhône Alpes et enfin le cas épineux de l’Ain resterait à conclure. L’important est de traiter l’ensemble des ces changements au cas par cas pour éviter les bêtises qui ont été commises lors de la découpe des régions françaises.

4.3       Mode de scrutin

Le Conseil de Coordination Régional comme le Conseil de Coordination Interfédérale sont élus par les militants au suffrage universel direct sur liste comportant un délégué par fédération plus une tête de liste. Le mandat est de deux ans et peut faire l’objet d’un vote de confiance lorsque deux tiers des fédérations le demande. Les votes se font tous à bulletins secrets.

5         Du national

Le « national » est la clé de voute de l’ensemble mais n’est plus le sommet pyramidal du MJS. Il est l’émanation de la representation nationale des militantes et militants. Il ne peut en aucun cas être la résultante du simple jeu des courants. Il est composé de du Secrétariat National et du Bureau National tout deux extrêmement différent.

5.1       Du Secrétariat National

La mise en place du Secrétariat National passe par un vote au suffrage direct à bulletin secret et a deux tours des militants. Il est à la proportionnel par liste et est composé de 3 permanents, le Président, le Secrétaire Général, le Trésorier et 2 non-permanents chargés de la communication externe, tous membres observateurs du Conseil National et du Bureau National. Les mandats sont de deux ans avec la possibilité d’un vote de confiance demandé par la Commission Nationale d’Arbitrage et voté par les militants.

Le Secrétariat National à pour charge de  représenter en public les militants. Il est l’émanation de la volonté militante et n’est donc pas affilié à des courants pour représenter l’ensemble des camarades. Il ne leur est pas demander de prendre des initiatives mais de retranscrire celles prises par le Bureau National ou les fédérations.

Le SN est aussi celui qui rédige et envoi les communiquer de presses. Il aide les fédérations  vis-à-vis des médias en proposant son réseau et son appui. Il construit un ensemble de règle de communication externe permettant à chaque fédération de s’appuyer sur ces dernières. Enfin, le président se doit de parcourir les différentes actions faites sur le territoire et ainsi de nouer le lien avec les militants. Ce poste est un poste de communication. Il n’est pas décisionnel car ce sont les militants qui forgent l’idéologie du Mouvement. Le Secrétaire Générale à quant à lui la mission de rédiger et de faire circuler auprès de chaque militants les comptes rendu du Conseil National auquel il assiste comme secrétaire de séance. Il est le garant de l’information des militants et donc celui qui participe en grande partie à la démocratisation du Mouvement. Il est aussi en charge de former les équipes fédérales à l’administratif, par régions en se rendant régulièrement dans celle-ci à la rencontre des fédérations. Le trésorier est quant à lui en charge de l’unique trésorerie.

Enfin, le Secrétariat National est aussi en charge de mettre en place la décentralisation des Conseil Nationaux. La cohérence nationale entre les militants et la bureaucratie (non pas au sens péjoratif, mais au sens fonctionnel) parisienne doit s’améliorer. Et cela passe par la décentralisation des Conseil Nationaux dans les villes aptes à accueillir ce genre d’événements. De plus, au niveau local, cela peut permettre un élan médiatique rapprochant non seulement le MJS de la base mais aussi l’ensemble de la famille socialiste.

5.2       Du Bureau National

Le Bureau National est élu lors du Conseil National. La question est ouverte de savoir quel organe est le plus apte à nommer le BN et nous n’avons pas spécialement la solution. Parlons plutôt de son activité.

5.2.1       La clé de voute de l’organisation

Le Bureau National reste un échelon essentiel au sein du MJS. Il est tout d’abord l’échelon sur lequel les militants pourront s’appuyer pour créer leur propre militantisme. Il est un échelon avant tout technique et non décisionnel. La seule fonction décisionnelle du Bureau National est de répondre rapidement et efficacement aux événements nationaux. Il s’agit créer l’événement rapidement, via un ou deux permanents en relation avec les membres du SN qui seront là en temps qu’instigateur d’actions éclairs au niveau national mais aussi local. Les membres de cette commission coup de poing seront en effet aussi en charge d’aider les CCR, CCIF et fédération à répondre elles aussi à des événements locaux de manière rapide. Ainsi, la mission nationale de ces permanents est aussi une mission local d’appui aux équipes fédérales dans leur militantisme.

Le BN est aussi en charge de créer, suite aux débats nationaux, un Texte d’Orientation. Se reporter ici au n°8.

Les membres du Bureau seront aussi en charge d’une autre mission. Comme on l’a vue plus haut, les militants décident de mettre en place dans leur fédération des thématiques fils rouges du travail fédéral. Ce fil rouge donne lieu à des débats, des formations régionales, des écrits, des articles sur les blogs, et enfin à une résolution qui sera voté par les militants directement via la démocratie directe et Internet. Chaque travail fédéral s’inscrit dans une grande thématique comme par exemple le transport. Et bien ici, le Conseil National, aura pour charge de nommer un membre du BN qui sera le suivi de cette thématique. Attention, suivi ne veut pas dire idéologue, mais soutien. Simplement, ce membre du BN devra aider les fédérations leurs misent en place de leurs sujet mais devra aussi accompagner se travail en assurant la liaison des différentes fédérations qui travaillent sur ce même thème. Ainsi il devient un agent de liaison, aidant à structurer le débat et aidant aussi les fédérations à se mettre en contact pour avancer plus rapidement dans leur démarche. Ce membre du BN ne rédige, pas la résolution de la fédération, cependant il devient aussi le dépositaire des travaux fédéraux dont il est en charge pour les retranscrire dans le Texte d’Orientation (n°8).

De manière moins importante, le BN sera aussi en charge de créer et de gérer les archives nationales, de les mettre en ligne à la disposition de chacun et surtout de créer un service d’aide à l’archivage fédéral. Archiver est essentiel pour garder une trace de ce qui s’est fait et des erreurs à ne pas reproduire.

5.2.2       Former et aider

Le BN devra aussi se munir de moyens humains beaucoup plus conséquents qu’aujourd’hui. Je parle de permanents bien sur. De cinq permanents au minimum chargé d’aider et de former les militants.

Ces membres du Bureau National que nous appellerons par continuité, suivi de fédé ne le seront pas comme aujourd’hui. Ne répétons pas les erreurs faites et imaginons plutôt une nouvelle forme de suivi. Ces suivis auront pour objectif de former sur demande des fédérations les militants. Former les militants ne signifie pas simplement leur faire un splitch de deux plombes sur l’histoire du MJS, sur Jaurès…, non ! Former c’est venir quelques jours, faire de la diff, du porte à porte, de l’argumentation, du débat, de la prise de parole mais pas dans un local MJS ou PS, non, le faire dans la rue, dans les cités. C’est une réelle équipe de formation mobile type UNEF qu’il nous faut. Il s’agit de venir mettre les pieds dans le plat dans les fédérations qui ont besoin d’aide. Cela permet de développer le militantisme et donc les fédérations.

Développer les fédérations, voilà le deuxième but de ces suivis. Ils devront faire des missions sac à dos pour relever les fédérations mortes, pour aider les fédérations faibles. C’est en venant de manière régulière sur un, deux, trois mois que l’on crée une dynamique dans un département. Ces suivis pourront aussi s’appuyer sur les outils qu’ils mettront communément en place. Ces outils seraient des sortes de cahier de militantisme ou serait décrit tout pour faire une parfaite fédération. Cela irait de la mise en place des réunion, à la création d’un réseau, aux méthodes pour obtenir des finances, pour avoir des médias faire un tract ou même un blog.

Comme on peut le voir, le BN national se construit donc comme un outil, un appui sur lequel les fédérations pourront se reposer et en lequel elles pourront avoir confiance. Le BN n’ayant pas de fonctions décisionnelles hormis celles de créer et rédiger le Texte d’Orientation, les luttes intestines devraient se dissiper.

Pour faire un petit résumer, le BN est en charge de former les militants, d’aider les fédérations et les CCR, de créer des outils pour les militants et les collectifs fédéraux, de construire un TO et surtout d’être la clé de voûte de l’organisation sur laquelle tout le monde s’appui et à confiance.

6         Du Conseil National

On ne va pas se mentir, le conseil national est aujourd’hui une honte. C’est un lieu ou l’on s’ennuie, ou rien n’est dit,  rien est fait. Il est temps de mettre à bas ce mythe de la représentation de militants par le CN. Tout d’abord, fit de ces interventions qui n’en finissent plus ou l’on ne comprend rien aux tenants et aux aboutissant du débat parce qu’il y en a pas vu que tous sont a peu prés d’accord à une virgule prés. Arrêtons de toujours mettre l’argument du débat politique pour sauver ce qui ne doit plus l’être. L’heure n’est plus à la palabre mais à l’action. L’heure n’est plus aux divisions mais à l’unité face au régime en place et pour un projet qui changera enfin la vie de chacun. Et pour cela, il faut changer de bout en bout le CN.

Le Conseil National doit devenir ce lieu d’échange qui manque dans l’organisation actuelle. Tout d’abord, comprenons-nous. Les militants qui viennent en Conseil National ne viennent théoriquement pas seul. Ils sont l’émanation de la représentation fédérale ou régionale des militants. Mais ce n’est pas tout, ils sont ce que le militantisme a fait d’eux, ce que leurs territoires respectifs leurs ont inculqués, ils sont une expérience…. Tout ceci n’est pas anodin. Ce sont des éléments de formation respectifs qui seront les bienvenues dans l’échange. Ainsi, le CN devra composer pour que chacun des militants présents puissent apporter aux autres ce qu’il à dans ces bagages. Il faudra parler actions, méthodes, outils, réseaux…. Pour préparer les prochaines générations, l’ultime point du CN national serait de créer une commission chargé de centralisé l’ensemble des outils, méthodes, innovations, réseaux fédéraux pour les repartir et les proposer aux autres fédérations.

Bien sur tous n’est pas bon à prendre, d’où l’intérêt de créer le débat lors du CN. Avant de passer en plénière, de petits comités devront débattre de ce que chacun propose tant sur le point de vue pratique qu’idéologique. Il ne faut pas lésiner sur ces moments de débat qui reste les plus intenses. Surtout, rappelez-vous, dans ce qui se décrit ici, le CN n’est pas une instance décisionnelle, vu que la démocratie directe est en application. Le CN est l’endroit ou les débats fédéraux remontent, ou les questions, les critiques, les problèmes sont posés et où l’on cherche une réponse. Le CN est chamboulé par cette approche. Il n’est plus question de vote mais d’échanges, il n’est plus question de conflits entre courants mais de débat entre représentants des militants qui seront retranscrit à l’ensemble des militants. Car aujourd’hui, il n’est plus question de cacher les choses. Les courriels de compte rendu, les invitations, les communiqués, les actualités seront transmises directement par le national aux militants sans passez par d’autres échelons. Chacun des militants aura son compte rendu de CN, de BN, de SN sur sa boîte courriel. Seulement ainsi le national gagnera la confiance des militants.

7         De la Commission National d’Arbitrage

La commission nationale d’arbitrage est élu par les fédérations au suffrage universel direct, soit a une voix par fédération, à la proportionnelle par liste. Il y a 1 membre pour dix fédérations actives et au minimum 5 membres. Les mandats de ces membres sont de un an pour augmenter le renouvellement et la liberté de la Commission.

La commission nationale d’arbitrage est en charge des conflits qui peuvent survenir au sein des fédérations ou du Bureau national. Elle contrôle les fédérations sous tutelles en déléguant un membre au choix par fédération sous tutelles qui est en charge de suivre l’évolution de la fédération et l’aide apporté par le national et l’échelon régional à celle-ci. La CNA est aussi le lieu de contrôle des cartes. Le Secrétariat du Bureau National est donc dans l’obligation de rendre compte à la Commission Nationale d’Arbitrage des fichiers militants et des cartes enregistrées.

La CNA est aussi l’instance en charge de faire respecter le non cumul des mandats au sein de notre organisation. Aucun cumul n’est accepté ni aucune dérogation approuvable. Enfin, la CNA doit rendre son avis auprès des militants chaque année sur le déroulement du travail national est ainsi sur la prestance du Secrétariat du Bureau National. De manière exceptionnelle, la CNA peut demander un vote de confiance auprès des militants sur le SN à condition de réunir trois cinquième de la Commission Nationale d’Arbitrage.

8         Du Texte d’Orientation

Dans un premier temps, il faut que nous soyons clairs. Le Texte d’Orientation est ici non pas vu comme un projet mais comme un programme, une synthèse des débats nationaux et des travaux fédéraux. Il est l’émanation des débats en Conseil Nationaux ou les différentes fédérations amènent d’une part leurs travaux fédéraux mais aussi leurs points de vue sur les thèmes d’actualités.

Tout ici n’est pas fixé. L’on peut penser à des débats au CN comme exprimé ici mais on peut aussi très bien pensé à une consultation militante via Internet comme le PS la fait récemment. On poserait une série de questions sur des thémes primordiaux puis on donnerait à voter les différents travaux fédéraux. On aurait une participation militante forte et une réelle démocratie au sein de l’organisation. Cependant, sur un plan pratique, cela prendrait du temps et de l’énergie. Mais cela apporterai une formation idéologique  importante et un temps d’émulation intellectuel indispensable à tout militants politique. Dans un tel élan de démocratie directe, le BN serait en position de traducteur des aspirations des militants et cela impose un BN productif car chargé mais aussi sortie de toutes logiques de courants institutionnalisée. D’où l’importance ici de rappelé que dans notre formule, les courants ne sont pas dans les instances mais en dehors. Les querelles de personnes sont donc tout à fait atténuées et les membres du BN ne sont là que pour travailler dans le sens des militants, sans préjugés, ni autres volontés que l’intérêt commun. C’est ici l’intérêt de la démocratie directe dans une organisation ou l’appareil bureaucratique et militant n’a aucune opacité car toutes fautes ou contradiction entre volonté militante et travail du National entrainerai un possible vote de confiance. C’est ici l’expression du dilemme démocratique. Comment arriver à une participation de tous et un travail constructif est important.

9         Des courants

Le système de courants actuels est un échec. Pour le rendre intelligible est progressiste il faut que les courants ne soient plus ancrés dans les fonctions du Mouvement des Jeunes Socialistes. Ainsi, les courants se doivent de n’être qu’un lieu de débat, et non de poste, sur des thématiques précises comme globalisante et sur le fonctionnement du MJS. Ces courants sont animés et construit par les militants mais n’entre pas en compte dans le système du MJS. L’appartenance à un courant ne garantie rien dans le Mouvement mais permet le débat.

Cette distanciation du courant et de l’organisation est indispensable pour éviter ce que décrit Remi Lefebvre dans le monde Diplomatique d’octobre 2009 : « Les courant, désidéologisés, ne sont que des coalitions d’intérêts fragiles et des conglomérats de notables locaux. Aussi se révèlent-ils incapables de structurer durablement des rapports de forces ». L’idée de ne plus attribuer les postes par courant permet au mouvement de sortir de sa sclérose et de mettre réellement sur la table les débats politiques sans qu’apparaissent les luttes intestines de certains égo démesurés.

10    Après propos

C’est ainsi que nous voyons le Mouvement des Jeunes Socialistes comme nous pensons qu’il devrait être. Sur cette base, l’on pourra enfin travailler pour la bonne cause et non pour un clocher ou une personne. Vous aurez beau nous rabâcher les courants, la soi disant condition d’un débat, vous n’aurez pas notre approbation, car entre nous, nous restons les seuls à avoir la preuve que l’organisation actuelle bas de l’aile et qu’elle est en train de chuter. Changeons donc tant que nous en avons la possibilité, avant qu’il ne soit trop tard.

Les camarades Savoyards.

Commentaires sur: "Dessine moi ton MJS" (1)

  1. juste vous dire que votre texte et a la hauteur de votre jeunesse
    juste vous dire que votre place et dans le parti socialiste plus que jamais
    juste vous dire cas defaut de pouvoir etre chez les jeune socialiste je suis votre mouvement et vos actions avec une grande sympatie
    juste une remarque la proportionel integrable me semble dificile a mettre en aplication sauf si tout le monde joue le jeux cela n’est pas possible ici comme ailleur une proportionel avec une dose de scrutin majoritaire cela me semble plus jouable
    mais apre tout je ne suis qu’un vieux de 46ans alors bonne route camarade rester fidele a l’ideal qui vous anime n’entré dans l’ambition et dans des fonction d’elus qu’une fois que vous aurez fait vos humanitée sur le terrain la politique ne s’apprend pas a l’ecole elle se vis au contact des hommes et femmes de tout bord rester utopiste le plus longtemp possible et devenez des technicien une fois que vous serai regarder et imagineé un monde meilleur en parlant de politique et que chaque fois que vous ouvrez la bouche vous mettez l’image d’un homme ou d’une femme de vos connaissance
    jean pierre kalczuga chambery

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