Jeunes et Socialistes

Articles tagués ‘oui’

Oui à la Turquie

Mon propos aujourd’hui se porte sur la Turquie. Elle est candidate à l’adhésion à l’UE et est un pays très influent au Moyen Orient, en Asie Mineur et sur une bonne partie de l’Europe.

Au-delà des débats sur l’Europe géographique, ethnique, culturelle – débat un peu inutile car il n’y a en aucun point un continent, et encore moins ici, unis culturellement parlant – ou autre, je vais me lancer dans celui de l’avenir de la Turquie en Europe.                                                                                              

 Tout d’abord, sans ambiguïté aucune, ce propos sera celui d’un grand oui à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.  Oui parce que l’Europe à besoin de s’ouvrir, de naître sur les plans militaires et politiques, d’occuper la place qu’elle s’est donner, celle d’une institution pacificatrice. Je ne suis pas là pour encenser l’Europe comme elle existe. Sur le plan des politiques économiques c’est une catastrophes, sur le plan démocratique aussi, mais l’entrée de la Turquie doit se faire en parallèle d’une transformation profonde de l’Union. Je pourrai y revenir dans un autre article.

La Turquie se présente face à l’Europe comme l’un des trois seuls pays au monde laïc – avec la France et le Portugal (sachant que le mot laïcité n’existe pas dans la langue anglaise et allemande par exemple), elle est cependant musulmane de tradition et de culture. La Turquie est démocratique bien que le problème Kurde et Chypriote perdure. Enfin, elle a copié nos institutions et est ainsi compatible avec l’UE et ces membres.

L’ouverture des négociations avec ce pays marque une approche différente par rapport aux USA du monde musulman. Il s’agit en effet, et pour la première fois, d’accepter un pays musulman dans le concert des nations occidentales. Ce serait un message incroyablement bon que l’Europe enverrait aux musulmans du monde entier. De plus, la Turquie possède un parti majoritaire, l’AKP, fait de musulmans modérés, éclairés, ayant revu en partie leurs points de vue vis-à-vis de la condition féminine et  de la démocratie. Ce serait un penchant historique en faveur d’une interprétation moins dur et plus avenante de l’Islam que celui qui défie le monde occidental actuellement. Sur ce point, avant que les ultras tolérants me tombent dessus, réfléchissez donc a votre conception de la vie en communauté, de l’approche des libertés, et comparez les aux extrémistes musulmans, juifs ou même bouddhistes, cathos….

Cette ouverture et dont l’adhésion de la Turquie obligerait celle-ci à pacifier son rapport avec les Kurdes, à leurs donner de l’autonomie ou une réelle place dans la société Turcs. Celle-ci serait aussi plus enclin a démilitariser le Nord de Chypre et ainsi à faire tomber la pression avec la Grèce et le onde hellénique. Automatiquement, l’adhésion de la Turquie entrainerait une baisse des tensions au Moyen Orient qui aurait, si l’Europe émerge politiquement, a affronter diplomatiquement non pas la seule Turquie mais les services diplomatiques de 28 Etats. C’est aussi à long terme un possible rapprochement avec le monde perse, la Syrie, le Liban et l’Asie Mineure, au cœur de l’actualité.

C’est pour ces raisons que l’adhésion de la Turquie serait importante. Sans compter la question économique et le rapprochement avec les sources d’énergies d’Asie, de Sibérie et du Moyen Orient, cet élargissement est une aubaine.

C’est assez dur de donner toutes les raisons et de les développer profondément dans un billet sans endormir tout le monde. Je vous renvoi donc au livre de Michel Rocard, « Oui à la Turquie ».

Cordialement,                                                                                                                                                                                                         Alexandre

Nuage de Tags