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Le chômage, un echec du gouvernement

Les mauvais chiffres sanctionnant l’échec de la politique du gouvernement et du Président de la République en matière d’emploi ne cessent de s’accumuler. Après les hausses du nombre de demandeurs d’emploi et du taux de chômage, c’est au tour des destructions d’emplois de rappeler que la France n’est pas sortie de la crise.

Au troisième trimestre 2009, 80.700 emplois ont été détruits. Par rapport à la même période en 2008, l’économie française a perdu près de 410.000 postes, l’industrie et l’intérim étant les deux principales victimes.

La politique du gouvernement a contribué à aggraver la situation.

– Notre économie souffre de l’absence de plan de relance digne de son nom, du refus du gouvernement de soutenir la consommation et de l’abandon des PME et des TPE face à leurs difficultés.

– La défiscalisation des heures supplémentaires est une incitation, dans un contexte de crise, à détruire des emplois. La généralisation du travail le dimanche est un non-sens économique et social, dénoncé par tous les acteurs du monde du travail. Ces mesures ont pour principal effet de précariser plus encore les salariés, sans avoir aucun effet sur l’emploi.

Résultat : alors que la France et l’Allemagne avait début 2008 un taux de chômage comparable, il est aujourd’hui 40% plus élevé en France.

La France a besoin d’une véritable relance de l’économie, soutenant à la fois l’investissement, le pouvoir d’achat et la consommation, dont le recul explique une part importante de la chute des commandes adressées aux entreprises. Il est également indispensable d’augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions.

Le Parti Socialiste propose la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires afin de créer 150 000 emplois jeunes dans l’économie verte et les services aux personnes, la prolongation de 6 mois de la durée d’indemnisation du chômage sur la base de 80 % du salaire, la modulation de l’impôt sur les sociétés suivant que les bénéfices soient réinvestis ou distribués aux actionnaires, et enfin le remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes.

Chômage. Il faut réagir vite

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A continue d’augmenter en octobre : +52400. Ce chiffre, qui constitue une augmentation deux fois supérieure à celle de septembre, est en très forte augmentation par rapport aux mois précédents : +21 600 en septembre, +18100 en août. Sur un an, cela constitue une hausse de 25% du nombre de demandeurs d’emploi.

Ce chiffre montre que la France est loin d’être sur la voie de la sortie de crise comme le prétend le gouvernement. Avec une variation du PIB de +0,3% au second trimestre, il n’est pas étonnant que le chômage explose.

Ces chiffres sont, en plus, sous-estimés, car de nombreux chômeurs renoncent à chercher du travail face à la conjoncture. Les radiations pour défaut d’actualisation représentent 42,2% des sorties de Pôle emploi, en hausse de 23,4% octobre rapport à octobre 2008.

Il faut également rappeler que les salariés victimes d’un licenciement économique bénéficiant d’un contrat de transition professionnelle ou d’une convention de reclassement personnalisée n’apparaissent pas dans ces chiffres puisqu’ils sont étrangement considérés comme « stagiaires de la formation professionnelle ».

Il est temps d’agir avec un plan de relance digne de ce nom qui permette de relancer la consommation, d’aider véritablement les PME victimes de l’étranglement du crédit et de soutenir les collectivités locales dans leurs efforts.

Pour les chômeurs, il faut prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire ; étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et de porter la durée d’indemnisation à deux ans ; et augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions.

Il serait temps que le gouvernement tienne compte de l’échec de sa politique en matière d’emploi. Il est indispensable qu’il apporte, enfin, un véritable soutien à l’emploi, à la reconversion et aux revenus des chômeurs.

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